FeniXX réédition numérique (ESF éditeur)

  • Invite le lecteur à participer à l'élaboration des connaissances qui lui sont, pas à pas, présentées. On lui propose des exemples de problèmes concrets qu'il peut résoudre et vérifier, permettant ainsi un accès plus facile à la compréhension d'exposés théoriques, réduits à leur minimum, mais cependant indispensables.

  • « C'est pas parce que t'es le chouchou de la maîtresse... » ; « C'est dégoûtant, le prof, il a des préféré(e)s. » Qui, dans sa propre scolarité, n'a entendu ou tenu de tels propos ? Ces termes apparaissent facilement dans les propos des élèves. À l'inverse, pour l'enseignant soupçonné de favoriser certains, « chouchou » et « préféré » représentent des accusations contre lesquelles il se sent obligé de se défendre. Au-delà de la polémique, Philippe Jubin met en évidence dans cet ouvrage la façon dont chacun perçoit le phénomène « chouchou » dans la classe. Ses recherches révèlent combien la notion d'équité est centrale pour l'élève, comme pour l'enseignant. C'est sur le terrain affectif, dans le cadre de la relation éducative, que cette perception de l'(in)justice du maître est tout à la fois la plus sensible pour l'élève et la plus difficile à mettre en oeuvre pour l'enseignant. Après un brillant ouvrage consacré à L'élève tête à claques, l'auteur analyse ici les multiples fonctions du personnage antithétique du premier : le chouchou.

  • On s'interroge beaucoup, aujourd'hui, sur les finalités de l'École, sur les besoins de la Nation et sur ceux des élèves. Mais peut-être oublie-t-on trop souvent les enseignants eux-mêmes, qui, en dernière analyse, seront chargés de mettre en oeuvre les décisions prises par les politiques, après débat public dans le meilleur des cas. Or, les enseignants font un métier à part, un de ces « métiers impossibles », selon l'expression de Freud. Se poser la question de leur situation morale, c'est s'interroger sur l'ensemble des facteurs qui leur permettent d'agir ou les en empêchent. La situation morale des enseignants est, en effet caractérisée par de nombreux non-dits, des zones obscures de tension. Leur affectivité est soumise à des forces contradictoires et violentes, proprement indicibles. Ils connaissent des moments de bonheur rare, et d'autres de découragement. L'image que les enseignants ont d'eux-mêmes est trouble. Les représentations qu'ils ont des savoirs acquis à l'Université sont déformées par la nécessité et par le désir de les transmettre. Le propos de l'auteur n'est pas ici de prescrire des solutions, il est de décrire, avec sympathie, au sens fort du terme, les enseignants, qu'il connaît bien. Il a moins recherché l'originalité à tout prix que l'expression de sentiments relativement communs, pour atteindre une certaine forme d'intimité. Seule, en effet, cette forme de connaissance permet de comprendre, sans juger, des attitudes de repli ou d'emballement que le corps social apprécie généralement mal. On ne fera pas évoluer l'École sans les enseignants. On ne peut penser son évolution sans prendre en compte la spécificité de leur métier. C'est pourquoi le livre de Pascal Bouchard est si essentiel. Ne pas le lire attentivement, ne pas le prendre au sérieux, c'est, sans doute, se condamner à ne rien comprendre à l'École, et c'est s'interdire de chercher à la transformer.

  • Un regard nouveau sur la prise en charge de la pédagogie des enfants déficients. Il met l'accent sur les compétences de ceux-ci, plutôt que sur leurs difficultés.

  • Le point sur la situation complexe, qui caractérise en France, et dans d'autres pays de la Communauté européenne, l'entrée dans le métier d'enseignant.

  • Grandir ne va pas de soi. Et tant de sollicitations, aujourd'hui, nous invitent à rester dans la toute-puissance de l'enfance ou à nous installer dans l'indécision de l'adolescence que grandir semble être devenu plus difficile que jamais. Mais grandir n'a jamais été une chose simple parce que grandir est toujours un déchirement. Parce que grandir impose des renonciations. Parce que grandir suppose d'accepter d'entrer dans un monde que l'on voudrait parfois fuir. Parce que grandir contraint à de nombreux apprentissages auxquels on préférerait, sans doute, d'autres activités plus immédiatement gratifiantes. Et la modernité exaspère les difficultés de l'entreprise : il faut parfois grandir sans père, écartelé entre deux cultures, sans entrevoir d'espérance de satisfaction, sans projet accessible. Il faut fréquenter une école qui ne sait plus que promettre aux enfants en échange du sacrifice d'une partie de leur jeunesse. Jadis les enseignants, les parents, les éducateurs pouvaient justifier leurs prescriptions en laissant croire aux enfants que La société paierait bien un jour l'addition : « Sois sage, travaille... et tu réussiras ! » Mais la promesse de réussite est usée jusqu'à la corde. Alors, pourquoi grandir ? À quoi cela peut-il bien servir d'apprendre ? Pour approcher de telles questions, Philippe Meirieu a pris le parti d'étudier des oeuvres littéraires, persuadé qu'elles nous permettent de lire et de comprendre, parfois bien plus exactement et avec plus de clarté que les travaux des « sciences humaines », les enjeux fondamentaux de l'éducation. De « Perceval » de Chrétien de Troyes à « 1984 » d'Orwell, de Giraudoux ou Montherlant à Primo Levi ou Russell Banks, il explore des oeuvres qui permettent d'entrer dans l'intelligence vive de l'éducation. Aux enseignants, aux éducateurs mais aussi aux étudiants et aux parents, il offre un ensemble de réflexions qui, pour le moins, « donnent à penser ». Dans un style accessible à tous et avec la volonté délibérée de réconcilier outil de formation et plaisir de lecture, il nous présente des « lectures pédagogiques » qui, sans aucun doute, feront date.

  • La démotivation conduit à l'échec scolaire. Les conduites marginales avec ou sans violence, résultant de l'échec ont gagné un certain nombre d'établissements scolaires. Quel enseignement dispenser aujourd'hui, au collège, pour que les jeunes deviennent non seulement des élèves mais aussi de futurs citoyens ? Instituer le jeune citoyen est plus que jamais nécessaire, à l'heure où les enfants qui entrent au collège ne comprennent plus la signification du mot « Morale » Ce livre propose un parcours diversifié destiné à poser les bases concrètes nécessaires à l'éducation civique. Il s'agit, dans une « logique d'intérêt » de faire prendre conscience aux jeunes, de leur appartenance au corps social, en termes gratifiants de protection et de régulation, d'entreprise et de progrès pour l'individu comme pour la collectivité. La mise en évidence de ce dénominateur commun à toute entreprise éducative qu'est l'inscription sociale, peut permettre d'ancrer l'hétérogénéité des élèves sur un même socle et ainsi de redonner du sens à l'école.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les différences d'origine socio culturelle apparaissent fortement au niveau de l'accès au langage oral et écrit. Elles sont encore davantage accentuées lorsqu'il s'agit de l'appropriation du monde sonore. Chez les enfants appartenant à un milieu où l'on attache de l'importance à la musique, le terrain est tout préparé pour de riches acquisitions sensori-motrices comme pour le développement de la sensibilité et l'élaboration de la personnalité. Il n'en est pas de même pour ceux qui, à l'opposé, sont livrés au matraquage quotidien des stéréotypes musicaux, lénifiants ou publicitaires.

  • Véronique (cinq ans et demi) : « Michaël il a dit c'est mon auto ! Je l'avais amenée pour la faire montrer. » La maîtresse : « C'est pas ça, c'est pas-t-à toi, tu vas au coin ! » Question : qui a raison ? C'est Michaël. Question : que disent les autres enfants ? « C'est vrai, il a raison Michaël. » Alors les autres enfants, ils disent : « Maîtresse, va au coin ! » Question : « Il n'y a plus de maîtresse ? » Je réfléchis... La maîtresse se retourne, elle va voir les petits, elle se fâche : « C'est pas eux qui commandent, c'est moi qui commande, je connais des choses. » Comment devient-on écolier ? Pour le savoir, Liliane Lurçat, maître de recherches au CNRS et auteur de nombreux travaux sur l'école maternelle, a imaginé, en vue de cette étude, des situations révélatrices. Par le biais de jeux de fiction, elle a fait s'exprimer des enfants de cinq ans sur des thèmes rarement abordés : les rapports entre garçons et filles, entre grands et petits ; la perception de l'enfant étranger ; le travail, la conduite et la discipline ; l'identité et le statut du sexe ; la force des identifications à son propre sexe, etc. Ce livre révèle la richesse créative des enfants, leur capacité d'expression, les mille facettes du drame et de la fantaisie de leur vécu scolaire. Mais si les propos tenus par les futurs écoliers sont souvent rafraîchissants, ils sont parfois aussi vieux et cruels que le monde.

  • Longwy, un nom bizarre, des hauts fourneaux, les crassiers, la fumée, la cité interminable de la sidérurgie, un pays de tensions et de luttes. Dans ce décor âpre et rude, un externat de minable apparence a su procurer à des adolescents, presque tous de familles ouvrières, un havre de paix et de joie. On est venu, on vient le voir des horizons les plus lointains. Utopie ? Ce collège n'a rien d'irréel. On ne nous en cache ni les tares, ni les crises, ni les pesanteurs, ni les résistances au changement. Un vent d'optimisme a balayé tout cela pour créer du nouveau. Une grande espérance a soutenu l'effort humble et tenace des maîtres qui ont su durer sur leur lancée primitive. L'auteur, Maurice Feder, est aujourd'hui conseiller de l'Association Internationale de Recherches et d'Animation Pédagogiques (A.I.R.A.P.) qui prône une éducation personnalisante et communautaire. Quinze ans professeur, vingt ans chef d'établissement, il a dû longtemps composer avec le système pour finir par le transgresser. Ce n'est qu'au prix d'une rupture qu'il a réalisé son rêve. Audace ou naïveté ? Les faits répondent. Ce livre est un tissu d'anecdotes pittoresques, de réactions primesautières, de traits acérés. La bonhomie du ton provoque la réflexion. La ferveur, la malice, l'ironie traduisent une conviction tranquille. L'enfant devient lentement un adulte. À lui de se former. Rien ne doit entraver ses expériences. Il est le sujet de sa destinée. Cette philosophie « toute simple » remet tout en question. Une idée qui s'incarne, c'est une révolution.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La technique et l'automation libèrent de plus en plus l'homme des servitudes de son travail. Mais cette nouvelle et grandissante disponibilité de soi risque de livrer chacun à d'autres conditionnements où, pas plus que dans le travail, l'individu ne disposera réellement, à sa convenance, de son temps libéré tant que celui-ci ne sera pas, pour lui, un temps à soi, non organisé d'abord ni exclusivement de l'extérieur. Cette condition implique la nécessité fondamentale d'une préparation individuelle, dès l'école, à l'emploi d'un temps libre, à soi, par la personnalisation des activités que chacun y pratiquera selon ses besoins, ses désirs, ses motivations, ses intentions et ses décisions ; grâce à la mise en oeuvre de la totalité de ses ressources singulières, pour ses satisfactions, ses libres plaisirs, pour ses épanouissements ; pour les transformations et les créations qu'il fera de soi et des choses. Processus où l'activité devient expression des possibilités et des richesses que chacun porte naturellement et intimement en soi, dans sa vie latente, mais que l'éducation et l'enseignement ne parviennent pas aisément à libérer ; ni non plus une organisation ou une administration extérieures dont le risque est toujours plus ou moins de pervertir le temps libre en le détournant du temps à soi. La nécessaire préparation à l'emploi d'un temps libre, véritablement à soi, s'avère être aussi, au moins dès les débuts de la scolarisation, l'une des voies les plus efficientes de l'apprentissage de la liberté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les enfants arrivent à l'école maternelle avec un langage verbal plus ou moins rudimentaire, mais ils possèdent tous des aptitudes, variables également selon leur origine sociale, à communiquer non-verbalement. Comment l'accession à un langage élaboré amène-t-elle l'enfant à modifier ses modes de communication non-verbale antérieurement établis avec les adultes et avec les autres enfants ? Comment ces communications non-verbales évoluent-elles au cours de la scolarité maternelle ? Comment les institutrices, délibérément ou à leur insu, y répondent-elles ? En invitant des enseignantes à choisir selon leur gré des enfants qu'elles observeraient pendant trois années consécutives, Daniel Zimmermann souhaitait faire apparaître ce qui se passe souvent dans le secret de la pratique pédagogique : quels enfants sont-ils remarqués, « suivis » et pourquoi ? Après expérimentation, une telle situation d'observation systématique se révèle être une intervention éducative fondamentale : la communication non-verbale établie à l'initiative de l'adulte suscite une intense communication verbale désirée par l'enfant. En retour, les effets de l'observation sur les enseignantes elles-mêmes catalysent ou provoquent interrogations et remises en cause. Ils déclenchent un certain nombre d'améliorations ponctuelles, tout en permettant de poser les bases d'une modification en profondeur du rapport pédagogique.

  • Croyance et connaissance posent à l'enseignement un problème ancien mais toujours actuel. Problème que le présent ouvrage tente d'éclairer, d'une part, par références aux capacités de l'enfant et de l'adolescent, d'autre part, par la considération des méthodes d'enseignement et d'éducation qui s'y prêtent particulièrement. Dans ce sens, la recherche procède ici par analyse et synthèse des deux notions afin d'en tirer de valables indications d'ordre psychologique et pédagogique : en observant que, communément, la croyance se transmet par adhésion implicite ou explicite, alors que la connaissance efficiente s'acquiert par l'effort du sujet à qui on la propose. L'ouvrage de Joseph Leif fait référence, en premier lieu, au développement psychique de l'enfant et de l'adolescent ; en second lieu, à la nature des matières d'enseignement, tout en appelant l'attention sur les effets regrettables du dogmatisme comme aussi sur les difficultés des « méthodes actives » auxquelles, cependant, l'enseignement ne saurait manquer d'avoir recours. Ainsi, ces pages montrent que l'action de chacun n'acquiert toute sa valeur que grâce au savoir ou à la connaissance qui l'éclaire ; elles indiquent aussi que, souvent, le pouvoir de l'homme n'est pleinement efficient qu'en vertu de la croyance qui soutient sa conduite.

  • L'éducation suppose toujours l'autorité. En même temps, tout au long de l'histoire de la pédagogie cette autorité est contestée, plus par les théoriciens d'ailleurs, que par les maîtres. Parmi ces contestations, les plus connues sont probablement celles de Platon et de Rousseau. Georges Lapassade propose ici un nouvel examen des oeuvres de ces deux penseurs classiques de l'éducation, en montrant ce qui les rejoint dans une même démarche : la non-intervention de l'enseignant dans le développement de l'élève. Mais le principe : « N'intervenez pas » suppose un autre principe qui s'énonce ainsi : « Noli tangere ». Il est interdit de toucher au corps érotique de l'enfant, objet du désir du maître. Des scandales assez récents, des répressions ont mis dans l'actualité le problème du « corps interdit » à l'école. René SCHÉRER le rappelle en faisant l'inventaire de ces répressions dont il montre qu'elles supposent toutes un même interdit fondamental. À travers ces deux essais et dans leur succession, on peut lire l'histoire récente des luttes à l'école. Hier encore, c'était surtout une lutte anti autoritaire, celle qui explosait en mai 1968 dans la crise de l'autorité et des institutions. Aujourd'hui, c'est le même problème qui reste posé. Mais on aperçoit mieux que le pouvoir est enraciné dans les corps qui sont le lieu primordial de cette inscription et de cette répression.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les répercussions du système scolaire sur la santé et l'équilibre mental des écoliers s'aggravent constamment. Mais, comme le prouve le docteur Guy VERMEIL, une bonne partie du gâchis de l'éducation résulte d'une méconnaissance des lois fondamentales de l'hygiène du travail et de la physiologie de l'enfant. Guy VERMEIL, pédiatre renommé, a exercé la pédiatrie pendant plus de trente ans en clientèle privée, à l'hôpital et dans diverses institutions publiques ou privées. À l'occasion de la 4e édition de ce livre dont la première édition parut en 1976, Guy VERMEIL a tenu à procéder à une mise à jour et à d'importants remaniements. S'appuyant sur une très solide documentation (travaux sur la fatigue ouvrière, études étrangères inconnues en France), il analyse les facteurs responsables d'une fatigue anormale chez les élèves et chez les enseignants. Sa démonstration, rigoureusement menée, équivaut à un procès impitoyable de la conception et de l'organisation du système scolaire français actuel. Au-delà de ces constats, l'auteur laissant parler son imagination, ouvre des perspectives hardies. L'école deviendrait partie d'un vaste ensemble, d'un centre d'accueil où l'enfant trouverait de quoi satisfaire ses besoins et les conditions d'une vie normale dont son mode de vie, dans les villes modernes, l'éloigne chaque jour davantage.

  • Le 100e titre de la collection Science de l'Éducation est consacré à la sécurité, une dimension essentielle de la vie scolaire fort peu évoquée dans les travaux pédagogiques et trop faiblement présente dans la formation des enseignants. Le plus souvent, tout se passe comme si la sécurité n'était que l'affaire des compagnies d'assurances, avant et après l'accident. Pourtant l'école a un rôle capital à jouer dans la prise de conscience par les enfants des dangers multiples qui peuvent surgir à chaque instant de leur vie quotidienne : apprendre à déceler le danger, à l'apprécier, à le déjouer, former des habitudes et donner matière à réflexion. L'insécurité maximum c'est de n'avoir jamais peur ou, à l'inverse, d'avoir toujours peur.

  • À l'heure où les nouvelles technologies multiplient les occasions de recevoir des images et des sons pour s'informer et pour s'instruire, à une époque où les parcs de loisir éduquent tandis que les musées amusent, il était devenu urgent de s'interroger sur le rôle spécifique de l'école en ce domaine. Avec l'exigence de ne pas céder à l'illusion d'une fausse nécessité, Geneviève Jacquinot dresse le bilan des nombreuses expériences audiovisuelles éducatives auxquelles elle a participé, tant au plan national qu'international, et elle analyse lucidement les récentes perspectives ouvertes par l'articulation des techniques audiovisuelles et informatiques. Aux leitmotive éculés sur la passivité devant l'image, les effets néfastes des mass media, ou bien encore sur la miraculeuse « solution » interactive, l'auteur oppose recherches et réflexion systématiques sur les messages venus de tous les écrans, les petits comme les grands.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les représentations du « bon » et du « mauvais » élève que se font encore actuellement de nombreux parents et enseignants reposent sur des préjugés et des stéréotypes dont l'archaïsme le dispute à l'absence de fondement. En effet, la plupart des définitions, implicitement ou explicitement en usage, se basent essentiellement sur une hiérarchisation des disciplines scolaires et sur le niveau de performance de l'enfant ou de l'adolescent saisi indépendamment de sa situation psychoaffective. C'est dire que, le plus souvent, ses aptitudes ne sont appréhendées que d'une manière biaisée et fragmentaire, absolutisée pourtant par l'institution. Ce jugement partiel et partial suffit dans bien des cas à hypothéquer gravement une scolarité dont l'évolution normale peut comporter des fluctuations. Il permet également de se satisfaire à bon compte de l'hyper-conformisme de certains succès. Les travaux présentés par Pierre Mannoni dans cet ouvrage s'efforcent de montrer les surprenants paradoxes qui se dissimulent derrière les idées reçues : les « mauvais » élèves ne sont pas si mauvais qu'ils le paraissent, ni les « bons » si bons qu'ils le semblent. C'est finalement la prudence qui, dans l'appréciation d'une situation scolaire, signe la pertinence de l'adulte et, pour tout dire, sa compétence.

  • Notre société est, de jour en jour davantage, pluriculturelle. Nul ne peut plus prétendre être rattaché à une culture qui, à un moment de son histoire, n'aura pas été en relation féconde avec d'autres cultures. Devant cette situation, quelle doit être l'attitude de l'école dans notre civilisation occidentale ? Pour les uns ne convient qu'une seule solution : l'assimilationnisme qui réclame, de la part des populations arrivant dans un milieu d'accueil, de s'assimiler, de se fondre au point de disparaître dans la culture d'accueil. Pour les autres, en réaction contre cette première attitude, c'est le multiculturalisme qui est de mise : chaque culture affirme ses normes propres au risque de s'enfermer dans ses propres limites. Hubert Hannoun montre dans ce livre que chacune de ces deux attitudes construit pour elle-même son propre ghetto dans lequel elle se condamne à demeurer enfermée, avec tous les risques d'appauvrissement culturel que comporte cet enfermement. Pour l'auteur, la solution possible à ce problème se situe au niveau d'une attitude authentiquement interculturaliste impliquant à la fois l'affirmation de chaque culture dans ses normes propres mais, de plus, son ouverture aux autres cultures dans la perspective de construction d'une civilisation nouvelle commune. L'école se doit d'appréhender cette vision des choses au plan de ses objectifs, de ses méthodes et de ses contenus, de même qu'à celui de la formation et du comportement de ses maîtres. C'est sur des propositions précises, en ce domaine, que débouche cet ouvrage.

empty