Livres en VO

  • Cette édition éclaire d'un jour nouveau la poésie de Lord Byron (1788-1824), et plus particulièrement son rapport à l'Orient. Elle rassemble quatre oeuvres en vers (trois poèmes narratifs : Le Corsaire, Le Giaour, Mazeppa ; et une ode : Oraison vénitienne).
    L'aspect novateur du projet consiste à proposer une traduction neuve qui ne privilégie pas le respect contraignant de la métrique aux dépens du rythme et du sens. La forme est donc versifiée mais garde une certaine liberté : ces poèmes orientaux sont des récits d'action et de superbes romans d'aventure, et il était essentiel d'en préserver l'élan.
    Par leur influence sur de nombreux artistes (Hugo, Pouchkine, Tchaïkovski, Liszt, Delacroix... ), leur beauté et leur modernité, ces quatre oeuvres orientales constituent une référence incontournable, et il est important de les rendre à nouveau accessibles au public curieux des oeuvres fondatrices de la poésie européenne.

  • Dernière pièce d'Oscar Wilde, L'Importance d'être constant brille des feux d'un langage habité par la grâce : s'y manifestent la puissance et la modernité de la réflexion de l'auteur sur la fiction, mais aussi son inventivité subversive et satirique, son esprit généreux et étincelant d'élégance et de drôlerie.
    Dossier
    1. Le théâtre d'Oscar Wilde avant L'importance d'être constant
    2. Wilde et ses pairs
    3. Wilde et la postérité

  • Les gens heureux n'ont pas d'histoire. Léonte, roi de Sicile, ne devrait donc pas en avoir. Hermione, sa femme bien-aimée, attend leur deuxième enfant, et son ami le plus cher, le roi de Bohême Polixène, accepte de prolonger une visite qui dure depuis déjà neuf mois : légèreté d'un trio qu'unissent l'amour et l'amitié. Et pourtant, il suffira d'un rien, d'une fêlure catastrophique, pour tout dévaster...
    Voici un conte qui commence par où les autres se terminent : première surprise d'une longue série, dans cette pièce qui est le seul de ses chefs-d'oeuvre où Shakespeare cache quelque chose à son public. Fort d'une inspiration renouvelée, le poète embarque les spectateurs dans un voyage fantastique à travers le temps et l'espace, jusqu'à une apothéose magistrale où sa fantaisie, sa puissance et son humanité font - littéralement - merveille.

  • Édition bilingue.
    Vers 1816, au fin fond d'une province pontificale d'Italie du Nord, un jeune homme mélancolique, pétri de lectures érudites, s'apprête sans espoir à l'« oeuvre de sa vie ». Ce jeune homme, c'est Giacomo Leopardi. Il écrit des poèmes renouant avec la plus haute tradition italienne, celle qui remonte à Pétrarque et au Tasse. En 1831 paraît la première édition des Canti.
    De la véhémence des premières canzones (À Angelo Mai, Brutus) aux méditations nocturnes des idylles (L'Infini, Le Soir du jour de fête, À la lune), en passant par les grands poèmes philosophiques (Le Genêt), le poète chante la solitude et l'exclusion, le temps répétitif et destructeur, le destin et la perte.
    Tour à tour élégiaque et révolté, nihiliste et exalté, Leopardi inaugure une forme nouvelle de lyrisme : du moi au nous, sa voix déplore au nom de tous la souffrance d'être. Ce recueil d'une noire beauté inspira des esprits aussi divers que Schopenhauer, Musset, Nietzsche et Giuseppe Ungaretti.

  • Quatre aristocrates s'engagent-ils à étudier trois ans sans voir femme qui vive? Le hasard voudra que leur serment à peine scellé, quatre beautés se présentent au palais. La galanterie commande qu'elles y soient reçues avec empressement mais le serment contraint à les 'loger aux champs'. Une quadruple intrigue amoureuse pourrait toutefois se nouer : au premier regard, les quatre aristocrates oublient études et serment pour ne plus penser qu'aux sonnets qui déclareront leur amour à ces dames. Les entrées et sorties entre 'cour' et 'jardin' au théâtre permettent à ces sonnets précieux, confiés à des rustres incapables de les lire mais empressés à les transmettre, de circuler entre diverses mains. Ces imbroglios de commedia dell'arte ne suffiraient pas à empêcher l'intrigue amoureuse
    d'aboutir si l'ironie vengeresse des quatre dames, éconduites avant que d'être aimées, ne veillait à ce que toute peine d'amour soit d'avance perdue.

  • S'il est un nom qui, dans l'Angleterre du XIXe siècle, a suscité le scandale, c'est bien celui de Shelley. Et en particulier avec son dernier livre écrit avant l'exil, dont les intitulés ont changé plusieurs fois dès les éditions de 1817 : d'abord Laon et Cythna ou La Révolution dans la Cité d'Or, avant de prendre le titre définitif de La Révolte de l'Islam. Il s'agit d'un poème-hymne, d'un poème-pamphlet qui clame son désir de liberté pour les femmes.

    Comme le précise Judith Brouste dans sa préface, "La Révolte de l'Islam est dédicacée à Mary, qui vient elle-même de terminer son Frankenstein. La composition des douze chants de plus de 4 500 vers a duré six mois. Écriture difficile où l'ardeur et l'inspiration sont suivies de longs abattements..."

  • "Entre Jean de la Croix (1542-1591) et Quevedo (1580-1645), Góngora (1561-1627) est le troisième sommet de la poésie du "Siècle d'Or" espagnol. Sa réputation d'illisibilité, comme pour Mallarmé à qui on l'a, peut-être un peu trop vite, comparé, semble dresser autour de lui une muraille infranchissable qui en a rebuté plus d'un. Cependant, si la difficulté de cette oeuvre est bien réelle - et son auteur la revendiquait avec un orgueil aristocratique qui rejetait comme vulgaire trop de facilité -, elle n'est pas, comme on pourrait le croire, de
    l'ordre de l'incompréhensible, mais d'une compréhension qui doit se conquérir et se mériter parce qu'elle réclame, outre un esprit délié, un sens de l'allusion et une culture que seuls ceux que Góngora appelle "les hommes d'études" ou les "hommes doctes" de l'époque pouvaient posséder. Góngora n'écrit pas pour tous, du moins dans ses grands poèmes, mais pour quelques-uns - pour cette "immense minorité", disait Juan Ramón Jiménez, qui est censée représenter l'intelligence dans ce qu'elle a de plus éclatant, de plus universel. [...]
    Pourquoi traduire la Fable de Polyphème et Galatée ? Parce que parmi les grands poèmes de la maturité de Góngora, celui-ci est le plus abouti et, comme tel, le sommet de la poésie baroque européenne de son temps. Dans cette "fable" convergent toute une tradition multiple et discordante qui remonte à l'Antiquité - epyllion ou épopée brève, bucolique, poème lyrico-narratif, épithalame (ou poème nuptial), élégie... - et toute une modernité dont conceptisme et gongorisme sont la pointe la plus extrême. Il s'agit donc d'un poème qui, tout en réalisant la fusion de la tradition et de la modernité dans une densité et une intensité proprement inouïes, les transcende et, par là, reste toujours vivant."
    Jacques Ancet.

  • La « courtoisie » apparaît dans le royaume de France au XIIe siècle. Signe d'un nouveau raffinement moral, elle représente le modèle éthique, érotique et esthétique, l'art de vivre et d'aimer des aristocrates.
    Cette anthologie rassemble les textes les plus connus de la littérature amoureuse du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle). Elle évoque les amants célèbres que furent Tristan et Yseut, Lancelot et Guenièvre..., leurs rêves, leurs phantasmes, leur idéal amoureux. Illustré par des textes appartenant à des genres variés - chansons des troubadours et des trouvères, « sottes chansons », chansons de geste, lais, romans, fabliaux... -, l'amour courtois est étudié dans toute sa diversité, de sa naissance à sa démystification.
    Ce florilège permet de mieux comprendre pourquoi l'amour courtois exerce encore de nos jours une profonde influence sur nos moeurs et notre imaginaire sentimental. Qui n'a pas rêvé en effet d'un preux chevalier ou d'une gente dame ? Qui n'a pas aspiré à cet amour délicat, fidèle, tendre et sensuel, qui comble les coeurs et les corps ?

  • Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul
    Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert
    avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • En tout temps, le propos de toute poétique lucide et conséquente a été de créer un rapport substantiel entre l'être humain et la Terre.
    À une époque où l'on parle de sauver la planète, où les discours écologistes abondent, manque, de toute évidence (mais qui sait voir ?) une parole à la fois profonde, intellectuellement et culturellement fondée, et spacieuse, c'est-à-dire faisant respirer l'esprit.
    Les livres publiés par Kenneth White au Mercure de France depuis la fin du XXe siècle - Les Rives du silence, Limites et Marges, Le Passage extérieur, Les Archives du littoral - vont tous dans ce sens.
    C'est dans ce Mémorial de la terre océane qu'ils trouvent leur apogée.

  • Les Suspendues figurent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature arabe : composés il y a plus d'un millénaire, au cours du siècle qui a précédé la prédication du prophète de l'islam, ces poèmes doivent leur nom étrange à la légende qui veut qu'ils aient été inscrits en lettres d'or sur des tissus suspendus aux murs de la Ka'ba, à La Mecque.
    Ces petits joyaux nous transportent dans un monde fascinant et insolite, celui des bédouins de la péninsule Arabique. Ils se font l'écho d'un temps où les poètes étaient à la fois de vaillants combattants - il arrivait qu'une joute poétique tienne lieu de bataille entre deux tribus ! - et des oracles respectés : d'une époque où le courage et la générosité étaient les vertus du preux, avec le goût du vin et l'amour des femmes.
    Lamentations sur les vestiges du campement déserté par l'aimée et réflexion sur la fuite du temps, périples à dos de chamelle, chasses à la gazelle, évocations érotiques, bravades. Beuveries : tels sont les thèmes qui hantent ces textes fulgurants, dont la splendeur poétique, mille cinq cents ans plus tard, demeure intacte.

  • Plus encore que l'histoire tragique de Tristan et Iseut, le mythe du Graal, mystérieux récipient vers lequel s'élancent tous les chevaliers arthuriens, a inspiré les romanciers du Moyen Âge. De Chrétien de Troyes, au XIIe siècle, à l'anglais Thomas Malory, au XVe siècle, le Graal, au fil des textes, se métamorphose et se christianise : d'abord plat somptueux utilisé à la table des grands seigneurs, il devient tour à tour ciboire, relique sacrée, coupe où Jésus instaura l'Eucharistie puis où Joseph d'Arimathie recueillit le sang du Crucifié, et emblème de la chevalerie mystique...
    La fascination qu'il a exercée à l'époque médiévale et l'engouement qu'il suscite aujourd'hui encore témoignent de la richesse de son symbolisme. Pour tout homme, la quête du Graal incarne un élan vers le sublime, une recherche intérieure de beauté, de sens et de grâce, le voyage de l'âme désireuse d'abreuver sa soif de spiritualité. Source inépuisable d'émerveillement, le Graal est « lumière, musique, parfum et nourriture » (Julien Gracq).
    Cette anthologie, qui retrace l'histoire du mythe, rassemble les quarante textes majeurs relatifs au Graal dans la littérature médiévale, présentés dans une édition bilingue.

    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • " I-o ! I-o ! s'écria le petit paon. J'ai trouvé un trésor ! ". et il n'arrêtait pas de crier. Tout le village l'entendit, y compris le roi qui donna l'ordre à ses soldats d'aller lui prendre sa pièce. Le petit paon se mit très en colère.

  • Else Lasker-Schüler est née, en Allemagne, en 1869, dans une riche famille juive. Son oeuvre restera toujours inséparable de sa vie. Idole des folles années berlinoises, avant l'avènement du nazisme, elle échoue à Jérusalem, dans les années 40. Ses poèmes nostalgiques nous émeuvent par leur bouleversante sincérité. Raoul de Varax, son traducteur, a traduit d'autres grandes voix de la lyrique allemande.

  • La fin du jour approchait. Petit Tchang, un garçon d'une dizaine d'années, se tenait sur la berge de la rivière Li, près de l'embarcadère de Guilin. Absorbé par ses pensées, il ne voyait plus le paysage magnifique qui l'entourait, ni le ciel doré du soir se reflétant dans l'eau calme, ni la longue succession de pics aux formes étranges qui bordaient la vallée.
    (quadrichromie, format 20,5 x 18,5)

  • Voici deux pièces de théâtre, adaptées des nouvelles de deux grands auteurs : Nicolas Gogol et Gibran Khalil Gibran ... Uune rencontre entre Orient et Occident. Le Fou de Gogol n'est pas vraiment conscient de sa folie. Mais il cherche un nouveau monde. Le Fou de Gibran en est conscient et cherche ce changement ... Dans les deux cas, c'est notre folie qui est sur scène.

  • Kelolan (le garçon chauve) est depuis le 17e siècle le héros de nombreux contes populaires turcs. C'est un garçon chauve, sympathique, futé et courageux. Il ne craint pas de se battre contre plus fort que lui (ogre, sorcier...) ou plus riche (padichah).

  • Un jour, alors que l'ogresse revenait du marché, elle trouva l'abeille en train de boire son lait et manger sa crème.
    Youcef Allioui a recuelli des milliers d'énigmes, de proverbes, de contes, de mythes, de poèmes anciens, de fables ainsi qu'un important fonds de récits divers et de témoignages sur le monde amazigh kabyle.

  • Partez en voyage avec ces contes traditionnels vietnamiens et vous découvrirez au fil des pages pourquoi les chiens retroussent les babines, pourquoi les fours sont faits avec trois têtes, d'où viennent les sauterelles et comment un jeune homme sans fortune épousa la fille d'un madarin.

  • Il était une fois un scarabée qui se préparait à partir au loin visiter ses cousins. Alors, alors, il récita le psaume de ceux qui voyagent seuls. Je pars, je pars, vite, loin ! Nourriture abondante et bonne, sommeil tranquille et sans peur, trouverai. Je pars, je pars, je suis prêt !
    (quadrichromie)

  • Es Lakou do ? Par cette énergique interpellation, le conteur créole traditionnel nous préserve de l'engourdissement durant les veillées populaires. Par le même appel, Daniel Boukman secoue son public, le mettant en garde contre un mal insidieux qui l'assaille dans sa vie de tous les jours : l'aliénation. Il y parvient par la magie du théâtre.

  • Dans une ferme de Finlande, le pays aux mille lacs, sept frères devenus orphelins se livrent aux pires bêtises pour noyer leur chagrin...

  • Un troubadour arménien de la Transcaucasie du XVIIIe siècle, un pont jeté entre trois cultures - arménienne, géorgienne et azérie. Pour le lecteur français, le film de Sergueï Paradjanov, Sayat-Nova, la couleur de la grenade (1968) semble être l'unique arcane pour pénétrer le monde de ce poète, musicien et interprète. Cette traduction complète des 47 odes strophiques en langue arménienne, la première en Europe, nous révèle la singularité universelle de ce poète irréductible.

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