• Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • En mission pour l'ONU, Jean Ziegler s'est rendu en mai dernier à Lesbos, cette île grecque qui abrite le plus grand des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Égée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, plus de 18 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits
    de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de
    l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. La honte de l'Europe.
    Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Ils évoquent ici leur long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turcs. Les responsables du camp disent leur point de vue, les militants des organisations humanitaires expliquent les obstacles qu'il leur faut lever au quotidien pour sauver des vies. Le dossier est accablant. Jean Ziegler s'indigne, alerte et exige.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation entre 2000 et 2008, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme jusqu'en 2019, Jean Ziegler est aujourd'hui conseiller du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a publié de nombreux essais à succès, traduits en plusieurs langues, et notamment, au Seuil en 2018, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu'elle en verra la fin).

  • Son camp, Jean Ziegler l'a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l'œuvre de toute une vie. À l'université de Genève d'abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. À l'ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l'éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n'a cessé de dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.
    À partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ?
    Choisir son camp, oui. Parce qu'il est grand temps de retourner les fusils.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, aujourd'hui vice-prédident du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler est professeur émérite de sociologie à l'université de Genève. Il a récemment publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (Seuil, 2012, " Points Documents ", 2014).

  • Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d'autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l'agriculture mondiale d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d'abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l'ONU, ouvre le livre. Il s'agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l'échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d'identifier les ennemis du droit à l'alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l'oppression un nom, et les mécanismes à l'œuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l'espoir est là, qui s'incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l'alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l'Homme.
    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment : L'Empire de la honte (2005) et la Haine de l'Occident (2008).

  • Les vivants et la mort
    Rien ne détermine plus profondément une civilisation que la place qu'elle fait à la mort. Les Noirs du Brésil vénèrent et intègrent la mort : les rites consolateurs du Candomblé relient les vivants aux disparus. Notre société capitaliste marchande par contre refoule la mort et nie le statut des défunts. Dès lors la mort resurgit en névrose, en folie, l'homme privé de finitude cesse d'être le sujet actif de son histoire. Car c'est la mort qui permet la naissance, transforme la vie en histoire consciente, c'est la mort qui instaure la liberté. Libérer la mort et la réintégrer au devenir social, cette revendication grandit, et fera plus que toute autre changer notre vie.
    Jean Ziegler
    /> Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Seigneurs du crime, Les Nouveaux Maîtres du monde, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • " D'abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous,
    puis ils vous combattent, enfin vous gagnez. "
    Mahatma Gandhi
    Depuis quinze ans, Jean Ziegler consacre toutes ses forces au combat en faveur des damnés de la terre au sein de l'Organisation des Nations unies.
    Successivement Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, il n'a cessé de se battre, dans le cadre de ses nombreuses missions, contre la faim et la malnutrition, en faveur des droits de l'homme et de la paix. Combats prométhéens ponctués de grands succès... mais aussi d'échecs.
    Ce sont ces moments qu'il relate ici, au plus près du terrain, des manœuvres de coulisses, de l'action délétère des prédateurs du capitalisme financier mondialisé, soucieux avant tout de maximiser leurs profits.
    De défaite en victoire, le témoin implacable du jeu sordide des puissants de ce monde s'interroge : comment aller plus loin, comment faire en sorte que l'utopie qu'avaient conçue Roosevelt et Churchill, cette organisation susceptible de réguler les conflits internationaux et d'assurer le minimum vital aux peuples du monde, renaisse de l'état de paralysie dans lequel elle est tombée ?
    Et c'est finalement un message d'espérance que livre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.
    Jean Ziegler a notamment publié Les Nouveaux Maîtres du monde (2002), L'Empire de la honte (2005), La Haine de l'Occident (2008) et Destruction massive (2011).

  • De rares sociétés africaines ont échappé – partiellement – à la destruction coloniale et impérialiste. Elles ont conservé une conception de l'homme que les sociétés capitalistes marchandes d'Occident (et d'Orient) ont anéantie : familles et communautés, pouvoirs autogérés, propriété commune du sol, cosmogonies maîtrisant la vie et la mort, rendant justice du passage des hommes sur la terre. N'est-ce pas cette conception de l'homme communautaire, fraternel, qui guide depuis tout temps la théorie et la pratique des révolutionnaires ? Jean Ziegler dresse un inventaire de ces significations et valeurs utiles à la lutte de classe, au combat anti-impérialiste, à notre espoir. Une leçon à laquelle tous les peuples du monde ont à gagner.
    Jean Ziegler
    Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Vivants et la Mort, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • Sur la terre, aucune liberté ne s'obtient sans souffrance et sang versé. Là réside une des lois les plus constantes de l'histoire humaine. Mais aucune liberté ne se gagne sans amour agissant, sans une solidarité profonde entre les peuples. Ce livre tente de retracer l'histoire et de montrer les pratiques et les théories des mouvements armés de libération nationale du Tiers Monde.
    Les nationalistes révolutionnaires d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine - leurs combats, leurs victoires, leurs sacrifices - modifient profondément le paysage politique et social de notre planète. Ils bouleversent les rapports entre classes de nombreux pays et changent, sur plusieurs continents, l'équilibre entre les deux superpuissances. Pourtant, ces mouvements armés de libération demeurent très mal connus en Occident. Idéalisés, ou bien relégués au rang de "terroristes" quand il mènent les combats, ils sont souvent perçus comme les simples instruments d'une superpuissance quand, leur victoire acquise, ils tentent de bâtir un Etat.
    Il faut faire un sort à ces naïvetés et à ces calomnies. En cette fin du XXe siècle, alors que l'oppression policière, le cynisme des grandes puissances ou les tyrannies de la faim ravagent l'existence de millions d'hommes et de femmes, les nationalistes révolutionnaires du Tiers Monde tentent de mettre en oeuvre des principes d'autonomie politique, d'autosuffisance économique, de liberté et de justice, qui répondent aux désirs les plus irrépressibles des hommes.
    Où en cette grande espérance ? Quelles leçons pouvons-nous tirer - pour notre propre liberté - de ces combats lointains ? Jean Ziegler, familier du Tiers Mondes, raconte ici une épopée mal connue chez nous. Il esquisse avec une générosité vibrante mais lucide un bilan mondial du demi-siècle.

  • Il y a beau temps que l'Afrique est mal partie. Juqu'à une période récente , les ultimes soubresauts de la décolonisation, les péripéties sanglantes ou feutrées des mainmises néo-coloniales, les affrontements intertribaux, les tyrannies néroniennes et les républiques musclées, les bunkers de l'apartheid, les sécessions et les espoirs ou les mirages d'unités nationales, voire de cohésion continentale, cette actualité violente - Katanga, Biafra, Ouganda, Angola, Soweto... - était lue par le public des pays nantis comme les faits divers d'un infra-monde qui, pour avoir été le berceau de l'humanité, ne méritait guère qu'on lui reconnût une histoire donc un statut de sujet politique.
    Voici aujourd'hui que l'Afrique accède au rang de terrain de manoeuvre privilégié des luttes d'influences planétaires, de nouveau champ de bataille des inétrêts multinationaux, et qu'un gigantesque safari politico-économique en fait l'enjeu de toutes les convoitises. Dernière zone de la planisphère à ne pas constituer une chasse gardée, la voici en proie aux battues des uns, aux braconnages des autres. L'Afrique bien arrivée, mais au point de non-être.
    Jean Ziegler, sociologue de l'Afrique noire à laquelle il a déjà consacré plusieurs travaux, auteur du très fameux Une Suisse au-dessus de tout soupçon où les empires occultes de la banque et de la finance sont accusés de contribuer à la paupérisation absolue du Tiers-Monde, étudie à travers l'idéologie et l'action des mouvements de libération, la tragédie historique d'un continent qui, du puzzle colonial aux plus récentes curées néo-impérialistes, n'a cessé d'être mis en pièces.

  • "Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l'argent à gagner" (Voltaire).
    "Neutres dans les grandes révolutions des Etats qui les environnaient, les Suisses s'enrichirent des malheurs d'autrui et fondèrent une banque sur les calamités humaines" (Chateaubriand).
    A quoi Jean Ziegler - né en Suisse, sociologue, spécialiste du Tiers-Monde - ajoute aujourd'hui ce livre-réquisitoire sur la Suisse contemporaine, sa face cachée, son "impérialisme secondaire" dans les pays en voie de développement, les rouages de son gouvernement visible et ceux du pouvoir réel qu'il dissimule, son rôle de receleur des capitaux en fuite, de plaque-tournante de l'activité des sociétés multinationales, grâce aux "admirables" institutions que constituent le secret bancaire et le compte à numéro - le tout voilé dans les plis du drapeau de la Croix-Rouge et couvert par un discours de neutralité et de paix qui fait passer les Seigneurs de la banque de Genève ou Zürich pour de pieux et inoffensifs philanthropes.
    A propos : combien d'enfants morts de faim en Amérique latine là où les trusts alimentaires ont implanté leurs monopoles ? Combien de tentatives d'étranglement économique de gouvernements populaires, du fait de la volonté discrète de quelque banques suisses ? Combien de tués par an par l'industrie de mort ou les invisibles rapines de la très-neutre et bien-pensante Confédération helvétique ?

  • De plus en plus souvent dans l'hémishère Sud les conflits armés, révoltes, contradictions sont d'essence culturelle. Le choc de la modernité - celle de la rationalité marchande et technicienne ou celle de la révolution matérialiste - ébranle en profondeur des sociétés traditionnelles hier encore cohérentes. Et celles-ci résistent plus farouchement qu'on aurait pu l'imaginer. Elles se savent porteuses d'une cohérence, d'une chaleur, d'un sens que nous avons, le plus souvent, perdus. D'où la violence de leur refus et l'échec répété des modernisateurs.
    Au Nicaragua, la raison révolutionnaire des sandinistes échoue devant la raison autonome des Misquitos, barricadés dans leur spécificité. A Cuba, le castrisme d'origine hispanique et blanche n'a pas vraiment su intégrer la culture "nègre" pourtant majoritaire, mais entachée du soupçon d'opposer un frein au progrès. En Ethiopie ou dans les Républiques musulmanes d'URSS, la logique du socialisme scientifique se heurte à la même résistance culturelle. Au Burkina-Faso ou dans les îles du Cap-Vert, conscients des embûches de l'unilinéarisme des modèles de "développement" et sans doute favorisés de ce point de vue par la pauvreté des ressources de leur pays et leur manque d'attrait aux yeux des nouveaux colonialistes, les dirigeants cherchetn à fonder leur politique sur les valeurs ancestrales qui ont permis à leur peuple de survivre et de créer des sociétés originales.
    Apparemment pourtant, presque partout, un contradiction profonde et grave oppose le désir de déracinement, de la dilution de toute identité culturelle. Et c'est sans doute ce type de contradiction - culturelle plus qu'économique - qui dominera l'histoire de l'hémisphère Sud dans les années à venir.
    Sur cette question, Jean Ziegler, spécialiste et homme de terrain, propose ici tout à la fois un grand reportage sociologique et un essai flamboyant.

  • Un monstre hante la nuit du monde : la raison d'Etat devenue loi suprême des hommes et des nations. Les hommes d'Etat l'invoquent aujourd'hui avec arrogance pour justifier leur pratique. Fait radicalement nouveau pour l'Europe : nous entrons dans l'ère du consensus, de la surdétermination librement acceptée de nos volontés collectives par les lois de la Realpolitik qui prétendument nous surpassent.
    Du XIXe au milieu du XXe siècle, l'adversaire le plus déterminé de la raison d'Etat fut le mouvement socialiste et ouvrier international. Nous assistons impuissants à sa dégénérescence.
    L'espérance de Mai 1981 ressemble à un miroir brisé : la raison d'Etat a instrumentalisé les socialistes. En Afrique, l'empire néo-colonial français est plus assuré que jamais. La France socialiste est devenue la troisième marchand d'armes du monde. La mensongère idéologie des droits de l'homme masque une politique étrangère tout entière dominée par la Realpolitik.
    Ce livre explore les conditions concrètes dans lesquelles ce délabrement, cette effroyable fracture ont pu se produire.
    Il est né de la colère. De l'échec. Il constitue une autocritique.
    "Les livres d'aujourd'hui sont les actes de demain", dit Thomas Mann. Contre l'ordre meurtrier des Etats, ce livre doit aider à la naissance d'une nouvelle raison solidaire.
    Jean Ziegler

  • 300 à 500 milliards de dollars, tel est le montant estimé des profits réalisés chaque année sur le marché mondial de la drogue.
    Principal receleur de l'argent de la mort : le système bancaire suisse, qui n'a pas son pareil pour accueillir et recycler les capitaux internationaux à l'abri des regards indiscrets.
    Quatorze ans après la publication d'Une Suisse au-dessus de tout soupçon, violent réquisitoire contre l'hypocrisie du secret bancaire et du compte à numéro, Jean Ziegler démonte un à un les rouages du recyclage international de l'argent sale, dont Zurich est aujourd'hui la capitale. A travers des exemples précis, il montre ainsi que des multinationales du crime, disposant de réseaux commerciaux bien implantés, de laboratoires modernes, de milices entraînées par des professionnels, d'établissements bancaires fort accueillants, ont pénétré l'appareil d'Etat lui-même, et juissent, dans "l'Emirat helvétique", d'une protection efficace de la part de certains responsables politiques et judiciaires.
    En faisant la lumière sur l'organisation des réseaux de la mort, en nommant les responsables et leurs complices, ce livre veut contribuer à l'anéantissement d'une puissance meurtrière qui, à Zurich comme à Medellin, concurrence aujourd'hui le pouvoir des Etats.
    Jean Ziegler. Professeur de sociologie à l'université et à l'Institut d'études du développement de Genève. Conseiller national (député) au parlement de la Confédération. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers monde.

  • Aidez votre animal à vivre plus longtemps et en meilleure santé Des millions de chiens et de chats sont nourris aux croquettes et aux pâtés industriels. Une aubaine pour les fabricants... mais une catastrophe pour la santé des animaux. La vétérinaire Jutta Ziegler s'est penchée sur la composition des croquettes. Son verdict : formulation inadaptée, ingrédients de mauvaise qualité, les croquettes sont en grande partie responsables de la _ ambée du diabète, du surpoids, des maladies rénales, des allergies... observée chez les animaux de compagnie, mais aussi et surtout de la diminution de leur durée de vie. Elle pointe au passage la dégradation de la qualité des soins vétérinaires sous l'effet de la course au pro_ t : vaccinations inutiles, recours excessif aux antibiotiques et à la cortisone... Des traitements nocifs qui fragilisent les animaux et augmentent leur risque de maladie. À partir de cas cliniques et avec une bonne dose d'humour, l'auteur explique comment repérer et remettre en question les régimes et les soins vétérinaires qui ne se justifent pas. Vous saurez : • Comment donner à votre animal une alimentation " naturelle " qui respecte ses besoins nutritionnels et lui permettra de vivre longtemps en bonne santé • Quels sont les vaccins vraiment indispensables et ceux qui sont inutiles • Comment distinguer, dès la salle d'attente, un vétérinaire qui se préoccupe davantage de la santé des animaux que de son porte-monnaie

  • « On avait volé mon vélo et la nuit tombait. Je marchais très vite, la tête baissée, enfoncée jusqu'aux yeux dans le col de mon manteau. Il gelait à vous fendre les os. Il y avait une lame de rasoir par terre, c'était la deuxième que je voyais ce soir-là, et ça ressemblait à une sorte de mauvais présage. Auparavant, j'avais trouvé un nez de clown écrasé, que des rafales de vent faisaient avancer devant moi comme une petite bestiole rouge et folle. J'ai essayé de faire le rapprochement entre cet accessoire grotesque et les lames de rasoir, lorsqu'une voiture qui longeait le trottoir s'est arrêtée à ma hauteur. Elle était couverte de neige. La vitre du conducteur s'est baissée, dévoilant une énorme tête chauve et moustachue, dont les yeux luisants me fixaient avec insistance. J'ai fait semblant de ne pas l'avoir remarquée, et j'ai poursuivi mon chemin en accélérant un peu l'allure. »

  • Un court instant Être roi... et comme tel, dominer ce réel que nous saisissons mal. Tour à tour lyriques, parodiques ou réalistes, naissant d'un détail pour tendre vers l'universel et/ou opérant le lien entre rêve et réalité, ces 440 haïkus libres d'entraves s'offrent en chemins à qui veut explorer l'âme humaine et ses décors.Sherpa tranquille, Fred Ziegler nous guide...
     

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Qui n'a légitimement salué la nuit du 9 novembre 1989 comme le début d'une ère nouvelle ? « Mais en s'écroulant, le mur de Berlin a soulevé beaucoup de poussière, ajoutant ses gravats à la confusion de cette fin de millénaire quelque peu encombrée. « Fin de guerre froide, fin de l'histoire, fin des idéologies sinon des idées, fin du politique et du social... On ne sait vraiment plus à quelle fin se vouer, comme si désormais le moindre effort de toute compréhension possible s'avérait mort-né étant bien entendu que dans le sillage de la mort du communisme, c'est d'une nouvelle mort de Marx et du marxisme dont il serait réellement question. « Que penser de cette pagaille sémantique qui n'a même pas l'excuse du baroque ou du romantisme ? Faut-il en rajouter sur le désenchantement du monde avec les agités de l'éphémère et du vide ? Après les nouveaux « philosophes », ces « philosophes » nouveaux, arpenteurs émérites de l'évanescence des choses, seraient bien inspirés en refaisant, eux aussi les cages d'escalier. « Que faire donc ? Pas grand-chose, si ce n'est justement refaire les cages d'escalier pour très modestement remettre nos raisons en chantier à la recherche d'un sens. Cette recherche est une trajectoire. Et comment la poursuivre sans jeter un regard sur le chemin déjà parcouru ? Paradoxalement, la faillite du communisme nous rend Marx, et c'est une chance pour les femmes et les hommes de progrès de pouvoir se réapproprier une tradition rationnelle et critique ainsi libérée de son carcan totalitaire.... Au travail et à demain. »

  • « Entre eux, il n'y aurait pas eu la place pour glisser même le moindre mot. Jusqu'à leurs souffles, tout fut silencieux, un désert aveugle, sans pierre ni sable, de la minceur d'un doigt scellant les lèvres. Et si le pourtour de leurs bouches un instant avait tremblé, ce fut peut-être que chacun, se tenant pour abandonné, s'était adressé à lui-même en une plainte. » Dans ce court roman chatoyant d'images, le narrateur offre un chant d'amour à un personnage fascinant.

  • Le présent livre constitue une première mondiale : pour la première fois un intellectuel occidental, non communiste, confronte ses analyses avec un intellectuel soviétique. Avec son franc-parler habituel, le sociologue Jean Ziegler affronte un membre de la haute nomenklatura. Le résultat ? Un livre véhément, vivant, plein d'informations inattendues sur le cynisme des États, le surarmement nucléaire, la tragédie du tiers monde, la responsabilité et les moyens d'action des citoyens face aux grandes puissances irresponsables. Autre nouveauté : le livre est publié en même temps en Union soviétique et dans les principaux pays occidentaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un homme est mort entre le village et le château de Grailles (Basses-Alpes), dans le Bois du Silence. La veille, il s'était pris de querelle avec de jeunes campeurs. Deux jours plus tard, au même endroit un autre cadavre est découvert. Qui a tué ? Le détective anglais Leslie Roy, en vacances dans la région, trouve une explication qui satisfait la police. A-t-il dit toute la vérité ?

  • Concorde prend son vol le 21 janvier sur les lignes commerciales. Pour commencer sur Paris-Rio et sur Londres-Bahrein. A la vitesse de 2 300 km/h il surclasse les avions subsoniques les plus rapides. L'entreprise lancée en 1962 a donc été menée à son terme, et cette réussite européenne, qui marque le début d'une révolution dans le transport aérien, est un défi à la volonté des États-Unis de dominer le marché aéronautique. Les Américains avaient voulu faire mieux que Concorde. Ils ne purent maîtriser à temps les problèmes techniques que posait la construction d'un supersonique volant à 3 000 km/h. Ils s'efforcèrent donc d'abattre le rival européen. Pour atteindre cet objectif ils trouvèrent, de ce côté-ci de l'Atlantique, d'appréciables soutiens. Henri Ziegler nous raconte dans ce livre cette longue bataille, à la fois technique et politique. Celui que l'on a appelé « Monsieur Concorde », parce que, de 1968 à 1974, il mena le combat avec une détermination qui devait forcer le respect de ses adversaires, était particulièrement qualifié pour faire revivre les épisodes de cette lutte sans merci, passionnée, dramatique et dont l'issue restera jusqu'au dernier jour incertaine.

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