• En Syrie

    Joseph Kessel

    «La Syrie ? Que savons-nous d'elle ? Avouons-le sans faux orgueil : quelques réminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l'Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous Mandat français. Mais qui discerne l'importance de ce Mandat ? Qui - à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays ? Qui expliquerait pourquoi l'on s'y bat et qui se bat ? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté ont retenu, sans les mêler, tant de peuples, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, déroute et confond.» Le premier reportage de Joseph Kessel, publié en 1926. Des pages d'une surprenante actualité.

  • Les trois romans de montagne de Frison-Roche sont réunis dans ce volume - genre qui fit sa notoriété. Trois histoires de dépassement de soi, de passion, de fraternité.
    Premier de cordée, écrit et adapté au cinéma pendant la guerre, raconte le combat d'un fils, handicapé par une blessure qui le rend sujet au vertige, décide de suivre les traces paternelles en haute montagne, envers et contre tout.
    La Grande Crevasse (1948) et sa suite, Retour à la montagne (1957), tracent l'histoire d'une jeune fille noble s'affranchissant de l'existence qui lui était promise. Mais l'existence d'une femme de guide n'est pas faite que de cimes... Seul un exploit pourra réhabiliter celle qui est stigmatisée par la communauté montagnarde, et lui octroyer sa reconnaissance.

  • En 1926, Koestler abandonne ses études et part en Palestine. Ce livre est le fruit de son expérience de pionnier dans la petite communauté agricole socialiste qui sert de cadre à la chronique romancée des personnages hauts en couleur qu'il y rencontre. Au-delà des destinées de ces héros en proie aux terribles difficultés qu'ils doivent surmonter au péril de leurs vies, ce roman est d'une constante actualité, car Koestler y pose la question du droit de se défendre et traite courageusement du dilemme de la noble fin qui requiert des moyens ignobles. C'est-à-dire du terrorisme. À lire ou à relire. Juif hongrois né à Budapest en 1905, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie, et il est également séduit par l'utopie soviétique. Il part un an en Union soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale. Traduit de l'anglais par Hélène Claireau.

  • Carnet de guerre d'un officier en première ligne lors du siège le plus long qu'ait connu une capitale à l'époque contemporaine, Vent glacial sur Sarajevo est un témoignage sans concession sur l'ambiguïté de la politique française durant le conflit en ex-Yougoslavie. Cette « capitale assiégée que nous n'avons pas su protéger », Guillaume Ancel la rejoint en janvier 1995 avec un bataillon de la Légion étrangère. Sarajevo est encerclée depuis déjà trois ans et sa population soumise aux tirs quotidiens des batteries d'artillerie serbes. L'équipe du capitaine Ancel a pour mission de guider les frappes des avions de l'OTAN contre elles. Des assauts sans cesse reportés, les soldats français recevant à la dernière minute les contre-ordres nécessaires pour que les Serbes ne soient jamais inquiétés. Sur le terrain, les casques bleus français comprennent qu'on ne leur a pas tout dit de leur mission et se retrouvent pris au piège. « Six mois d'humiliation » résume Guillaume Ancel qui dresse un constat sévère des choix faits par le gouvernement d'alors. En témoignant de l'opération à laquelle il a participé, il raconte ces hommes, ces situations, cette confusion et le désarroi qui, jour après jour, ronge ces soldats impuissants. Ancien officier de la Force d'Action Rapide, saint-cyrien, Guillaume Ancel a participé notamment à l'intervention de l'ONU au Cambodge en 1992, à l'opération Turquoise en 1994, pendant le génocide des Tutsis au Rwanda, et aux missions en ex-Yougoslavie en 1995 et 1997. Il a quitté l'armée de terre en 2005 pour rejoindre le monde des entreprises.

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. » Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le Journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.

  • C'était un révolutionnaire, un vrai. Mort les armes à la main à 34 ans, dissous dans la jungle argentine. Le témoignage de Jorge Ricardo Masetti, le « commandant Segundo », compagnon de route et ami d'Ernesto Che Guevara et de Fidel Castro était resté inédit en France. Mémoires d'une guerre qui enflamma une génération et s'achève trois ans après sa mort : le 9 octobre 1967, il y a tout juste cinquante ans, le corps du Che est exposé, criblé de balles, à l'hôpital de Vallegrande, de l'autre côté de la frontière, en Bolivie. C'est lui qui avait envoyé Jorge Ricardo Masetti allumer la révolution si loin de Cuba. Les deux hommes sont morts pour elle. Le jeune journaliste argentin débarque dans la dictature sanguinaire de Batista en mars 1958. Il parvient, au terme d'un périple épique dans les montagnes cubaines à y décrocher la première interview radiophonique de Fidel Castro, chef du Mouvement du 26 juillet et de son fidèle adjoint, le Che. Bouleversé par la répression aveugle de la dictature, il bascule dans le camp révolutionnaire dont il devient un personnage incontournable. Dans Ceux qui luttent et ceux qui pleurent, Jorge Ricardo Masetti livre un témoignage capital sur l'épopée castriste. Un récit saisi sur le vif, une chronique nerveuse de la révolution. Fondateur et directeur de l'agence de presse internationale Prensa Latina, le missionnaire de la révolution, artisan du rapprochement avec le FLN en Algérie, prend les armes en 1964, pour ouvrir le second front choisi par le Che. C'est la fin de l'aventure. Son corps n'a jamais été retrouvé. Armelle Vincent est journaliste, elle a publié avec Juan Martin Guevara, Mon frère, le Che (2016), traduit en dix langues.

  • Rock'n philo

    Francis Métivier

    • J'ai lu
    • 25 Mars 2015

    Le rock et la philosophie s'accordent-ils ? Évidemment! La première Méditation de Descartes et le « Where is my mind ? » des Pixies posent les mêmes problématiques : le réel est-il ce que je vois ? Le message des Pensées de Pascal et celui de « Smells like teen spirit » de Nirvana est similaire : le moi est haïssable.
    Cet ouvrage, associant l'analyse de textes philosophiques et de textes (et musiques) de rock, propose de (re)découvrir les auteurs classiques tout en (ré)écoutant ses morceaux préférés autrement. Il passe en revue des thèmes majeurs tels que la liberté, le bonheur, l'art, le désir, etc., à travers des artistes aussi variés que les Beatles, The Doors, The Who, Noir Désir, Bob Dylan, Bashung, Led Zeppelin, Patti Smith, Radiohead, Springsteen, Marylin Manson, Pink Floyd, Hendrix, Téléphone, Nina Hagen, Elvis,The Rolling Stones et bien d'autres encore, qui réconcilient toutes les générations.

  • Dans ce livre de mémoires. Roger Frison-Roche, l'un des grands écrivains-aventuriers du XXe siècle, revient tour à tour sur son enfance passée à flanc de montagne, sur les nombreux exploits sportifs dont il fut le héros, sur les guerres et son engagement dans la Résistance - mais également sur sa prédilection toute particulière pour les voyages extrêmes dont il tirera un amour immodéré pour le Grand Sud algérien comme pour les magiques contrées polaires. Un livre empreint de l'immense respect pour le courage et la dignité humaine qui caractérise toute son oeuvre.

  • Charles de Foucauld compte parmi les maîtres spirituels qui se rapprochent de nous par leur époque et leurs préoccupations.

    Athée et épicurien dans sa jeunesse, à la fin du XIXe siècle, il a vécu une quête existentielle dans un climat rationaliste avant de devenir militaire et explorateur, puis ermite et missionnaire dans le désert du Sahara. Si sa conversion radicale en a fait un homme des excès, elle lui a aussi insufflé une spiritualité inspirante pour tous : l'amour comme essence de la religion, la vie ordinaire et la relation à l'autre comme lieux de rencontre ultime avec Dieu, la fraternité dans la différence culturelle et religieuse, l'abandon confiant à Dieu malgré nos échecs.

    Plus d'une vingtaine de congrégations sont nées au XXe siècle dans le sillage de son oeuvre. Membre de l'une d'elles, soeur Catherine McKee nous offre ici un portrait spirituel de Charles de Foucauld axé sur son actualité. Sur le ton de la confidence, une amie de cet homme de Dieu témoigne de son héritage.

    Catherine McKee fait partie de la fraternité des Petites Soeurs de Jésus, inspirée de la spiritualité de Charles de Foucauld. Citoyenne du monde de mère française et de père néo-zélandais, elle a vécu en Ontario et au Québec avant d'assumer des responsabilités de formation au sein de sa communauté en Pologne et à Rome.

  • Le pape François appelle l'Église à prendre un tournant résolument missionnaire. À partir de textes bibliques, ce livre explore un aspect incontournable de la mission : l'annonce de la Parole de Dieu. Mais est-elle possible dans le monde d'aujourd'hui, si souvent réfractaire au religieux ?

    Ce livre propose une approche réaliste et convaincante de la mission au XXIe siècle : il s'agit pour le croyant non pas de prêcher de façon tonitruante, mais d'oser exprimer ce qu'il a personnellement ruminé et intégré de la foi chrétienne. Sa parole, même fragile et limitée, peut être porteuse de la Parole.

    À l'encontre d'une vision trop humaine de la mission, il importe aussi de compter sur l'Esprit saint plutôt que de prétendre se débrouiller seul ; de sortir des lieux institutionnels traditionnels ; et ne pas trop se préoccuper de réussir, car Dieu sait tirer parti des échecs apparents. Comme au temps des apôtres, les résultats ne seront pas proportionnels aux talents et aux chances de succès.

    - Un livre qui répond à l'appel lancé par le pape François à l'ensemble de l'Église
    - Une approche de la mission qui conjugue conviction et respect des libertés
    - Une préface élogieuse du cardinal Gérald Cyprien Lacroix

    Michel Proulx, o.praem., est professeur en études bibliques et directeur adjoint à l'Institut de pastorale des dominicains. Maître de formation chez les Prémontrés pendant 19 ans, il est maintenant prieur de sa communauté. Il détient aussi une formation en psychologie.

  • Entrevoir la fin de vie autrement par la création accompagnée.

    Dans notre dernière phase de vie, tout semble vain et terminé. La personne malade va mourir. Son équilibre psychique et ses repères vont en être bouleversés. Comment, dans cette ultime étape, le patient va-t-il faire face et intégrer l'idée de la mort ? La rencontre avec la création peut offrir au patient un détour par l'imaginaire, un temps d'expression intime soutenu par l'art-thérapeute. De personne à personne, d'inconscient à inconscient, le patient amorce petit à petit un travail de deuil mêlant le mourant et le vivant.

  • Vous qui croyez qu'être rockeur empêche d'être philosophe au grand coeur, vous allez changer d'avis en lisant ce deuxième opus inédit ! Par la mise en regard de textes philosophiques et de morceaux rock incontournables, cet ouvrage aborde avec intelligence et simplicité des concepts majeurs tels que la conscience, le désir, le langage ou encore la raison. À la lumière des paroles de « Bohemian Rhapsody » et de Kierkegaard vous verrez l'art sous un nouveau jour, vous retrouverez la raison sous la houlette de Rousseau et de Supertramp, et Rage Against The Machine achèvera de vous remettre sur le chemin du droit. L'auteur invite Pascal, Aristote, Hegel, Hannah Arendt, Hume et bien d'autres à débattre avec Bob Dylan, Camille, The Kinks, Patti Smith ou encore Mathieu Chedid : une expérience plus que rock'n roll !

  • Qui n'a jamais rêvé, un jour, en accompa¬gnant son enfant à l'école, de découvrir ou redécouvrir l'envers du décor ? Que se passe-t-il, une fois la porte refermée, dans la salle de classe d'un professeur que l'on n'a pas choisi ? Quelles relations les élèves entretiennent-ils entre eux et avec les adultes ?
    Avec humour et tendresse, à travers mille et une anecdotes véridiques et vécues, Patrice Romain nous entraîne dans le quotidien d'une école primaire, avec ses moments de joie, d'émotion ou de colère,ses sentiments d'impuissance ou de révolte, ses fous rires, ses tragédies, parfois... Por-traits de ces petits pourtant déjà si grands, qui ne manqueront pas d'être touchants.

    Couverture : © Studio J'ai lu

  • L'incurabilité et la fin de vie mettent toujours le médecin dans l'impossibilité de réaliser ce qui a motivé son but professionnel. En accordant une pleine valeur au « care », il parvient à rester fidèle à l'idéal de soi : soulagement, soutien physique et psychique du malade acteur de son devenir.

    Les populations concernées par l'incurabilité et la fin de vie sont nombreuses et variées : personnes âgées, personnes handicapées, malades atteints de pathologies évolutives létales ou de maladies chroniques. Pour ces derniers, la relation médecin-malade se poursuit et s'approfondit en dépit de la non-guérison pendant de très nombreuses années. En croisant leurs regards, les auteurs tentent d'appréhender le « comment » et les « pourquoi » des adaptations réciproques du médecin et du malade à la situation singulière, mais si fréquente, de l'absence de guérison ou de la fin de vie.

  • "Nous allons parler de cette guerre, de cette ignoble guerre. D´un côté, des soldats d´une armée régulière qui devaient remplir leur mission et, de l´autre, des moudjahidin d´unités clandestines qui se battaient pour la liberté de leur pays." Hélène Erlingsen-Creste et Mohamed Zerouki, dont les pères ont été soldats et adversaires pendant cette guerre ont fait le pari d´écrire un livre de paix, où se mêlent l´histoire de leur père et leur parcours d´enfant en plein conflit. Clovis Creste a été tué en 1958 lors d´une embuscade dans le djebel de Tacheta-Zougara et Ibrahim Zerouki a disparu dans l´Ouarsenis en 1959 ; son corps n´a jamais été retrouvé.
    A travers ce livre, écrit à quatre mains, nous sommes transportés dans le plus intime de cette guerre : le courage de ces deux hommes face à leurs engagements militaires, l´amour de leur pays mais aussi leur crainte de mourir au combat et de ne plus revoir leur famille.

  • Après avoir accompagné son mari jusqu'à la fin, une femme témoigne: "Cadeau que de pouvoir garder son parent à domicile et de l'accompagner sereinement jusqu'à son dernier souffle. Cadeau pour les proches qui affrontent ainsi la mort en toute conscience mais sans traumatisme. Cadeau enfin, la relation nouée avec une équipe qui vit et partage avec nous des moments douloureux et des bonheurs à jamais finis." La mort peut être accompagnée. La relation nouée durant l'accompagnement en fin de vie souligne l'intensité d'une existence achevée. Elle enrichit les survivants, proches et accompagnants. Par ce livre important, l'auteur partage les trésors d'humanité qu'elle a découverts pendant des années au contact des patients, de leurs proches et des soignants.

  • Ce petit ouvrage est le résultat désopilant d'un appel lancé par un grand magazine à ses lecteurs pour qu'ils racontent leurs expériences en vol les plus cocasses et les plus délirantes.
    Voici près de deux cents morceaux choisis, qui pourraient bien vous

  • Mes trois patries :
    Onze ans en France
    Vingt-quatre au Cameroun
    Quarante-trois en Suisse

    Ces trois pays ont laissé de fortes empreintes sur Françoise : faites le calcul ! C'est une femme d'un certain âge - ou d'un âge certain - qui évoque des souvenirs dont les plus lointains ne sont pas les plus estompés. Loin de là !

    Sur les pas de Françoise, on est transporté par les faits historiques, les anecdotes et la vie même de l'auteure qui nous emmène à la découverte des lieux où elle a vécu. Un récit de vie étonnant qui intéressera tant les amateurs de voyages que les amateurs d'Histoire.

  • Centrafrique, 1962. Un cyclone s'abat sur la capitale, Bangui. Éclairs, trombes d'eau : c'est dans ce déchaînement des éléments que naît Isabelle Roumeguère. Ce qui lui vaudra le nom de Chipo (« Don du Ciel » en bantou).
    Son père, psychanalyste et confident de Dali, est consul de France ; sa mère, Jacqueline Roumeguère-Eberhardt, est ethnologue. Bercée depuis son plus jeune âge par les tambours gbaya, fiancée à un prince de quatorze ans en Zambie, la fillette va grandir en Afrique. Alors qu'elle n'a que quatre ans, sa mère est adoptée avec ses trois enfants par les Maasai du Kenya. Un peuple aux traditions séculaires, pratiquant la polygamie et l'excision. La fusion est totale. Le couple n'y survivra pas et sa mère tombera amoureuse d'Oka, l'ami de son frère maasai.
    La jeunesse d'Isabelle est alors rythmée par les cérémonies d'initiation et les razzias mortelles. Elle habite dans des cases enfumées et surpeuplées, surveille les troupeaux, apprend à éviter les fauves, jusqu'à ce jour de 1980 où elle rentre en France...

    Couverture : © Picture Contact / akg-images - 4e de couverture : © Patrick Wallet / Le Figaro Magazine

  • L'opération de sauvetage des enfants nécessita le travail de
    plusieurs associations : des organisations juives et chrétiennes, avec
    des éducateurs et des travailleurs sociaux, ont agi pour sauver les
    enfants juifs des griffes des nazis et des collaborateurs français.
    Haya a été sollicitée, pendant des années, pour raconter son histoire, lors des
    commémorations de « la Shoah et de l'héroïsme ». Elle parlait de son enfance,
    de sa famille abandonnée dans la panique du départ en France. Elle racontait
    comment, restée seule avec son frère, elle avait échappé aux poursuites,
    comment elle était parvenue en Palestine sous mandat britannique. Elle a
    construit une nouvelle vie et une famille, au kibboutz Shloukhot.
    Ce livre, écrit du point de vue d'une enfant de douze ans, intéressera
    toutes les générations. Le travail d'écriture a permis à l'auteur
    d'exprimer les sensations et la compréhension d'événements enfouis
    dans la mémoire, et de rendre compte de tout ce qu'elle avait éprouvé
    à cette époque.

  • Cahiers de paris

    Petr Král

    Petr Král est un poète-piéton. Il marche et repère ce que, dans la bousculade moderne, on n'aperçoit pas, une bouche de femme qui avive la marge de la ville, la feuille morte qui aiguillonne une voiture en glissant sur son toit, la mystérieuse zone du plafond qu'on désigne quand on enfile son manteau; il voit la viande qui tourne sur une broche « au milieu du cosmos ».
    Ces carnets qui parcourent quarante ans, de 1968 à 2006, rendent nostalgique d'un Paris qui disparaît progressivement comme la neige qui fond au soleil. Mais ils sont écrits avec un ton réjouissant et irrévérencieux où l'humour le dispute à la poésie. Un livre rare.

  • « À bien y réfléchir, je pense que mon baby blues a commencé avant même la naissance de ma fille.
    Devant un étalage de pommes très exactement.
    À un moment, tu ne sais pas pourquoi, tu commences à te prendre la tête pour des trucs complètement débiles.
    Ce

  • Décembre 1937. Alors que l'armée japonaise se répand furieusement à travers Nankin, massacrant, violant, pillant tout sur son passage, un groupe d'écolières terrifiées se réfugie dans l'église Sainte Marie Madeleine dirigée par le père Engelmann. C'est un territoire officiellement neutre dans la guerre qui oppose la Chine au Japon, mais les soldats ennemis ne semblent pas disposés à respecter les règles du droit international. Les jeunes filles courent un terrible danger, et leur survie devient encore plus incertaine avec l'arrivée de treize prostituées venues du bordel flottant sur la rivière Qinhuai qui cherchent à leur tour refuge dans l'église... Ce beau roman transporte le lecteur dans la Chine des années 30. Habité par de magnifiques personnages, du prêtre austère aux prostituées irrévérencieuses, Fleurs de guerre montre comment la guerre met à l'épreuve nos préjugés et comment l'amour peut naître parmi les décombres.

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