• Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont élargis, personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.

    Ce livre a fait l'objet d'une adaptation cinéma, sortie le 29 octobre 2014 en France. Il a aussi reçu le Prix « Tam Tam » décerné par le salon du Livre de Jeunesse de Montreuil en 1994, le Prix « Lecture Jeunesse » en 1995, le Prix des Jeunes Lecteurs organisé par la bibliothèque Municipale de Thorigny 1996 et le Prix Farniente 2001 (Belgique).

  • Moi, Boy

    Roald Dahl

    Que se passe-t-il quand on attrape une ratite? Et quand on simule une crise d'appendicite? Avez-vous jamais fumé du tabac de chèvre? Vous a-t-on déjà affublé d'un costume qui donne l'air d'un employé des pompes funèbres pour vous rendre à l'école?
    Neuf, dix, onze ans... Les années passent : voici venu le temps de se demander ce que l'on fera après le collège...

    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale en classe de 3e.

  • Tout d'un coup, dans le petit chemin creux, je m'arrêtai touché au coeur par un doux souvenir d'enfance : je venais de reconnaître, aux feuilles découpées et brillantes qui s'avançaient sur le seuil, un buisson d'aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d'anciens mois de Marie, d'après-midi du dimanche, de croyances, d'erreurs oubliées. J'aurais voulu la saisir. Je m'arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l'arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l'aubépine pareilles à de gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses. "Ces demoiselles sont parties depuis déjà longtemps", me disaient les feuilles.

  • Sur la route qui mène de l'enfance à la vieillesse, des joies de Combray à la perte des illusions du Temps retrouvé, Le Côté de Guermantes signe la fin de l'adolescence. On y observe l'aristocratie parisienne à travers les yeux d'un jeune bourgeois. Deux amours impossibles et douloureuses s'y nouent : la passion du Narrateur pour Oriane de Guermantes, et celle de son ami Saint-Loup pour l'actrice Rachel. Le salon mondain est un microcosme qui révèle ce qui intéresse en profondeur le romancier : la lutte de l'intelligence contre la bêtise, la force de la confrontation des points de vue, la richesse de la fluidité des identités.
    Le Côté de Guermantes est le témoignage mélancolique d'une époque en transition, qui court à la guerre de 1914. Le spectre de l'affaire Dreyfus plane sur tout le roman et en divise les acteurs. La lucidité et le pessimiste de Proust s'y expriment avec vigueur. Dénonçant le règne des apparences, le romancier met son extraordinaire talent d'observateur au service d'une satire sociale. Il fait de l'ironie une arme de combat, et de la méchanceté un art. Le Côté de Guermantes est le roman le plus drôle de toute la Recherche. Il est aussi le plus sombre : s'y jouent la maladie de la grand-mère du Narrateur, et celle de Swann. Mais par-dessus tout, c'est l'émerveillement devant le mouvement de la vie qui emporte le Narrateur et son lecteur.

    À la recherche du temps perdu est une exceptionnelle comédie sociale. Le Côté de Guermantes en est la preuve éclatante.

  • Les Confessions

    Jean-Jacques Rousseau

    • Bookelis
    • 13 Décembre 2017

    Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau est une autobiographie couvrant les cinquante-trois premières années de la vie de Rousseau, jusqu'à 1765.
    Les douze livres des Confessions se divisent en deux ensembles distincts, définis par Rousseau lui-même : la première partie constituée par les livres I à VI avec le Préambule, rédigée en 1765-1767, couvre les années 1712-1740 (années de formation, de la naissance à Genève à l'installation à Paris à 28 ans) alors que la deuxième partie, constituée par les livres VII à XII et rédigée en 1769-1770, couvre les années 1741-1765, c'est-à-dire sa vie à Paris dans les milieux de la musique et des philosophes, avec ses réussites (Discours - La Nouvelle Héloïse) et ses déboires, comme les attaques qui suivent la publication de l'Émile, qui l'obligent à fuir en Suisse.
    L'oeuvre aura une publication entièrement posthume. Associant sincérité, humilité et plaidoyer pour lui-même, Rousseau cherche à brosser un portrait positif de lui-même et se présente essentiellement comme une victime de la vie. L'oeuvre des Confessions fonde néanmoins le genre moderne de l'autobiographie et constitue un texte marquant de la littérature française.
    |Source Wikipédia|

  • Rousseau ne voulait pas qu'un portrait de lui figure en tête de ses OEuvres.
    Son vrai portrait, le seul qui ne mentirait pas, c'est en lisant ses Confessions qu'on l'aurait sous les yeux : Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. Mais quelle identité assigner à ce moi qui déclare : Je suis autre ? Autre que tous les autres, et pourtant leur semblable. Perpétuellement autre que soi, et pourtant toujours même.
    e Bigarre et singulier assemblage d'identifications multiples où Narcisse et Caton, Alceste et Céladon, Mentor et le petit Jésus, Socrate et la cigale, Orphée et la fourmi, le rat des villes, celui des champs, le berger extravagant, l'agneau immaculé et le bouc émissaire tiennent tour à tour le devant de la scène, sans nuire pour autant à l'unité d'action, tant tout se tient, tout est un dans mon caractère .
    Au lecteur d'en juger.

  • Peu d'hommes d'État, dans l'histoire de France, ont eu les honneurs de la légende comme Richelieu. Il semble s'en amuser d'ailleurs, le grand manipulateur des Trois Mousquetaires, qui contemple le monde du haut de ses portraits d'apparat, tout de rouge vêtu, comme s'il nous défiait de regarder sa vie de plus près.
    Relevant le défi , Françoise Hildesheimer retrace la carrière tâtonnante, émaillée de traversées du désert, qui conduisit Armand Jean du Plessis à devenir, à trente-sept ans, le lieutenant de Louis XIII. Au service de ce roi méfiant, bègue et jaloux de son pouvoir, Richelieu mit l'énergie extraordinaire qui faisait dire à Malherbe qu'en lui, quelque chose « excédait l'humanité » : jusqu'à sa mort, en 1642, il s'employa à combattre les intrigues sans cesse renaissantes de la Cour, à imposer l'obéissance aux Grands du royaume, à déjouer les complots ourdis dans les chancelleries européennes, à réinventer une politique d'alliances, pour établir la gloire de Louis et faire naître la France moderne... une entreprise titanesque à laquelle il ne sacrifia jamais ses activités de théologien, d'auteur de théâtre et d'historien.
    C'est bien un homme, pourtant, et non un héros ou un démon, que ce livre nous invite à découvrir : un homme vieilli avant l'heure, aux nerfs fragiles, que la peur de la disgrâce ne quitta jamais, tant le ministre tout-puissant se savait suspendu à la faveur, flottante, du roi ; un homme habité par le goût de l'action et le culte de la raison, mais aussi par une foi sincère. N'en déplaise aux faiseurs de légendes

  • Passeuse de rêves

    Loïs Lowry

    Petite est toute nouvelle, mais elle est très douée. Quand elle effleure de ses doigts translucides le bouton d'un pull, elle capte l'histoire de ce bouton : un pique-nique sur une colline, une nuit d'hiver au coin du feu, et même la fois où on lui a renversé dessus un peu de thé...
    Bientôt, Petite sera capable de combiner ces fragments d'histoires avec d'autres souvenirs collectés à partir d'une photo, d'une assiette ou d'un tapis afin d'en faire des rêves très doux pour les humains. Chaque nuit, elle s'entraîne à devenir passeuse de rêves dans la maison où vivent une vieille femme et son chien.
    Mais la formation s'accélère brutalement lorsque la vieille femme se voit confier par les services sociaux un jeune garçon. Il s'appelle John et il est très en colère.Une colère si profonde que les Saboteurs, maîtres des cauchemars, risquent de le repérer. Petite sera-t-elle suffisamment forte pour leur résister ?
    De quoi nos rêves sont-ils faits ? Lois Lowry y répond de bien jolie manière dans ce roman entre fantastique et poésie.
    L'auteur du Passeur s'intéresse une nouvelle fois à toutes ces bribes du passé, celui d'hier et celui du temps jadis, qui composent nos vies et hantent nos rêves. Comme la vieille femme de son roman, Lois Lowry s'est installée avec son chien dans une grande maison à Cambridge, dans le Massachusetts.

  • Ma vie

    Léon Trotsky

    "Dites-moi, me demanda Skliansky, qu'est-ce que c'est que Staline ?"
    Skliansky connaissait par lui-même suffisamment Staline. Il voulait obtenir de moi une définition de cette personnalité et l'explication de ses succès. Je réfléchis.
    "Staline, dis-je, est la plus éminente médiocrité de notre parti."

  • Le plaisir de la lecture, l'heure du thé, le drame du coucher... Par l'évocation d'innombrables petits moments tour à tour délicieux, humiliants, érotiques, décevants, Proust nous invite à prendre part à ses réflexions dans ce premier volume de la Recherche, où les souvenirs d'enfance (« Combray ») et les premiers instants de l'adolescence (« Noms de pays ») encadrent le récit des amours d'un riche collectionneur et d'une demi-mondaine (« Un amour de Swann »).
    À la manière de Schéhérazade dans Les Mille et Une Nuits, le romancier dévoile une histoire merveilleuse et complexe, qui nous conduit des jardins enchanteurs d'un village français aux sombres ruelles parisiennes, en passant par les feux de l'Opéra et les salons aristocratiques. Nous y suivons son narrateur-héros qui cherche à étancher sa soif d'émerveillement et prenons part à sa quête toujours renouvelée du sens de la vie.

  • Le temps retrouvé

    Marcel Proust

    • Bookelis
    • 16 Janvier 2017

    Le Temps retrouvé est le septième volet de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
    Le début de ce dernier volet se passe encore à Tansonville. Le narrateur, qui voudrait devenir écrivain depuis qu'il est enfant, lit un passage du Journal des Goncourt avant de s'endormir, et cela l'amène à croire qu'il n'est pas capable d'écrire. Il décide de renoncer à devenir écrivain. Nous sommes en pleine Première Guerre mondiale. Le Paris de cette période montre des personnages globalement germanophobes, et totalement préoccupés par ce qui se passe sur le front. Charlus est une exception : il est germanophile. Saint-Loup s'est engagé et il est parti combattre. Il se fait tuer sur le champ de bataille. Après la guerre, le narrateur se rend à une matinée chez la princesse de Guermantes. En chemin, il a de nouveau conscience de son incapacité à écrire. Il attend la fin d'un morceau de musique dans le salon-bibliothèque des Guermantes et le bruit d'une cuiller, la raideur d'une serviette qu'il utilise déclenchent en lui le plaisir qu'il a ressenti autrefois en maintes occasions : en voyant les arbres d'Hudimesnil par exemple. Cette fois-ci, il décide d'approfondir son impression, de découvrir pourquoi certaines sensations le rendent si heureux. Et il comprend enfin que la mémoire involontaire est seule capable de ressusciter le passé, et que l'oeuvre d'art permet de vivre une vraie vie, loin des mondanités, qu'elle permet aussi d'abolir les limites imposées par le Temps. Le héros est enfin prêt à créer une oeuvre littéraire.

  • Après la révélation qu'a été pour ses nombreux lecteurs
    La Mémoire des Croquants (1435-1652), Jean-Marc Moriceau
    poursuit ici sa passionnante enquête sur la vie de nos ancêtres
    paysans depuis le retour de la paix civile jusqu'à l'aube
    de la Révolution qui bouleverse les campagnes.
    Ce volume offre un accès direct aux sources en associant les témoignages
    sur l'évolution des campagnes aux confidences des acteurs eux-mêmes.
    Avec l'essor de l'alphabétisation - et la croissance de la population rurale,
    qui passe de 17 à 23 millions d'habitants -, chaque région répond à l'appel.
    Des plaines du Nord jusqu'aux villages du Queyras, les gens de la terre écrivent.
    Alternent ainsi des événements de toute nature et des faits de la vie quotidienne,
    les bonheurs et les malheurs. Avec 1 380 épisodes concrets, cette fresque
    foisonnante nous aide à sonder les reins et les coeurs, nous tenant en haleine
    sur cinq générations et trois règnes (Louis XIV, Louis XV, Louis XVI).
    Trois phases, qui ne coïncident d'ailleurs pas avec l'histoire politique,
    scandent la période : cinq décennies de fer où la pression fiscale
    de l'État et les destructions des guerres se conjuguent avec les fléaux
    de la nature (1653-1700) ; un demi-siècle de morosité où les incertitudes
    l'emportent (1701-1750) ; une génération d'espoirs enfin
    où des progrès techniques et même sociaux se dessinent (1751-1788).
    Passé 1750, l'accélération de l'histoire est patente bien qu'inégale.
    La boîte du colporteur apporte les Lumières au village.
    Arpentons les terres, les bois et les vignes omniprésents, pénétrons
    à l'intérieur des fermes, en nous immergeant dans le vécu des habitants
    sur tout l'Hexagone. Ce sont nos aïeux que nous retrouvons et qui,
    au jour le jour, ont façonné les paysages, le patrimoine matériel
    et l'économie dans lesquels nous plongeons nos racines.

  • Albertine disparue

    Marcel Proust

    • Bookelis
    • 16 Janvier 2017

    Albertine disparue est le sixième volet de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
    Albertine s'est enfuie de chez le narrateur alors que celui-ci commençait à ressentir la plus complète indifférence pour elle. Cela provoque un nouveau revirement de son coeur. Il fait tout pour retrouver sa maîtresse, et veut croire qu'il sera très vite en sa présence. Hélas, il apprend par un télégramme qu'Albertine est morte, victime d'une chute de cheval. Elle lui échappe ainsi définitivement. Son coeur oscille entre souffrance et détachement au fil du temps. Il se livre, auprès d'Andrée, à un travail d'enquêteur pour savoir si oui ou non elle était lesbienne et découvre bientôt que c'était effectivement le cas. Il se rend chez la duchesse de Guermantes et y croise son amour d'enfance, Gilberte Swann, devenue mademoiselle Gilberte de Forcheville : Swann est mort de maladie, et Odette s'est remariée avec monsieur de Forcheville. Swann rêvait de faire admettre sa femme dans les milieux aristocratiques : à titre posthume, son souhait est exaucé par le riche remariage d'Odette. Le narrateur effectue un voyage à Venise avec sa mère. De retour de ce voyage, il apprend le mariage de Gilberte avec son ami Robert de Saint-Loup. Quelque temps après, il se rend à Tansonville, non loin de Combray, chez les deux nouveaux mariés. Gilberte se confie au narrateur : elle est malheureuse car Robert la trompe. C'est exact, mais elle croit que c'est avec des femmes alors que Robert est attiré par les hommes.

  • Les maladies neurodégénératives, et particulièrement Alzheimer, sont les maladies du XXIe siècle.
    Sabina Brennan offre au grand public un programme sur mesure, construit sur 100 jours, pour combattre ce fléau en infléchissant les effets de l'âge et en améliorant sa santé. Sport, alimentation, sommeil : toutes les clés sont dispensées simplement par une spécialiste des maladies neurodégénératives, ou démences. Sabina Brennan sait rendre accessibles toutes les informations scientifiques que l'on possède aujourd'hui sur les maladies neurodégénératives et le fonctionnement du cerveau : comprendre comment le ceveau fonctionne aide à bien s'y prendre pour le garder jeune et actif.
    Ce livre sera un outil précieux pour développer une stratégie à long terme qui influencera la santé de son cerveau en réduisant les risques de démence, pour soi ou ses proches.

  • J'ai rendez-vous avec moi : corps, coeur, cerveau ; le triptyque essentiel à votre équilibre Nouv.

    Tout le monde connaît l'adage "Un esprit sain dans un corps sain". Il signifie que notre bien-être et notre vitalité reposent sur un équilibre global de notre être, fait d'un corps, d'un coeur et d'un cerveau : les "3C". Trop souvent, nous privilégions, par expérience, par préférence ou par contrainte, une de ces dimensions. Or c'est bien notre équilibre global qui est la garantie d'une santé et d'une énergie durable.
    Ce livre, enrichi de témoignages de personnalités et d'exercices pour vous entraîner, se veut un compagnon du quotidien bienveillant, compréhensif et utile. Il apporte un contenu instructif et pratique pour permettre une meilleure appropriation des conseils. Comment booster son organisme ? Comment gérer ses émotions ? Comment rebooter ses neurones ? La clé de l'équilibre et de l'alignement est sous le signe du triptyque magique des "3C".

  • « Je ne veux pas être actrice, m'écriai-je. - Tu ne sais pas ce que c'est ! dit ma tante. - Si ! si ! je sais que c'est Rachel ! - Tu connais Rachel ? dit maman en se levant. - Oui, oui, elle est venue, elle a visité le couvent, on l'a fait asseoir dans le jardin parce qu'elle ne pouvait plus respirer. Elle était pâle, si pâle qu'elle me faisait de la peine ; et soeur Sainte-Apolline m'a dit qu'elle faisait un métier qui la tuait, qu'elle était actrice. Et moi, je ne veux pas être actrice ! Je ne veux pas ! » S. B.

    Parvenue au faîte de sa carrière, Sarah Bernhardt (1844-1923) décide de rédiger ses mémoires. On y découvre une femme moderne et d'une exceptionnelle indépendance d'esprit. Comédienne dont les interprétations du répertoire classique sont restées célèbres, elle crée sa propre compagnie en 1880 après avoir démissionné du Français avec éclat. Artiste aux multiples talents - écriture, peinture, sculpture - Sarah Bernhardt raconte comment elle dut s'affronter aux contradictions d'une société qui, tout en désapprouvant la liberté avec laquelle elle menait sa vie, était fascinée par ses excentricités et par son génie.

  • Alexandra David-Néel est considérée comme la plus grande exploratrice du XXe siècle. Après une adolescente fugueuse, elle déploya ses multiples talents de cantatrice, journaliste, féministe, orientaliste, franc-maçonne, écrivain, tout en choisissant le bouddhisme comme chemin spirituel, voie tout à fait inhabituelle à l'époque. Animée par une soif insatiable de voyages et de liberté, elle sillonna l'Europe et l'Afrique du Nord, puis la plupart des pays d'Asie. Elle y accomplit l'exploit qui la rendit célèbre : en 1924, après 2000 kilomètres de marche dans des conditions extrêmes, elle est la première Occidentale à entrer dans la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. Complétée par des documents et des cartes inédits, cette biographie permet de comprendre la personnalité d'une femme exceptionnelle.

  • Son enfance, elle l'a passé dans un petit pays d'Amérique centrale. Seuls perdurent de ces lointaines années tropicales quelques souvenirs heureux. Jusqu'au jour où une image aperçue sur un écran de télévision fait tout tanguer. Au beau milieu d'un reportage sur les services secrets français, cet homme qu'elle reconnaît, qui « travaillait avec son père ». Ses parents auraient-ils pu être liés au service de renseignement à la fin de la guerre froide ? Son paradis enfantin baigné de soleil cacherait-il un arrière-fond plus trouble ? Ne lui reste plus qu'à fouiller sa mémoire et à remonter le temps, suivre les pistes des vieilles connaissances pour découvrir la vérité. Nathalie Peyrebonne, dans ce roman sur la quête de l'enfance et de ses rêves étincelants, interroge les mystères de la mémoire, ses pièges et ses tours de force.

  • Quand il neigeait à Boulogne, tous les Russes de l'immeuble étaient heureux. C'était la fête. Ma grand-mère débarquait dans ma chambre à sept heures du matin.
    «Debout là-dedans ! hurlait-elle. Regarde ! » Elle ouvrait les volets d'un geste magistral pour me montrer le ciel blanc. « Il neige ! Habille-toi ! Vite ! »
    Babou n'était pas une grand-mère ordinaire. Elle me racontait que les yeux des filles, en Russie, brillaient comme le reflet de mille pierres de lune dans la nuit. Les garçons les aimaient, ils les embrassaient, puis ils les oubliaient.
    C'est l'hiver de mes treize ans qu'à mon tour j'allais découvrir l'amour. Il s'appelait Boris. Il avait les yeux bleus et quelque chose au milieu qui me donna envie d'y plonger.

    « Partir Au pays des pierres de lune, c'est l'assurance d'un magnifique voyage - riche en rencontres et chargé en émotions - qui marque assurément de son empreinte nostalgique le lecteur qui l'entreprend. »
    Blog Les lectures de Marie

  • De 1936 à 1944, Friedrich Reck-Malleczewen a couché dans son journal la haine que lui inspiraient les nazis et la honte ressentie devant ce qu'ils faisaient de l'Allemagne et des Allemands.Fervent nationaliste, conservateur convaincu, nostalgique de la monarchie, Reck-Malleczewen s'est insurgé par amour de l'Allemagne contre Hitler, ce « raté » rencontré à plusieurs reprises. Son témoignage aussi précis qu'implacable est porté par une écriture sans pareille où la colère le dispute à la révolte.Véritable réquisitoire contre le IIIe Reich, document majeur oublié depuis des décennies, La Haine et la honte se révèle ainsi d'une lucidité et d'une prescience troublantes.Une lecture indispensable pour comprendre le nazisme et ceux qui lui ont cédé.

  • L'orthographe, ses règles obscures et ses exceptions vous font souffrir ?Rassurez-vous, c'est voulu !Comment pourrait-il en être autrement dans un pays à l'histoire si tumultueuse ? Comme la France, notre orthographe a traversé les siècles en empruntant des voies détournées, sans craindre détours ni autres pirouettes.Il fallait un Belge tel que Bernard Fripiat pour raconter cette histoire avec un humour et une irrévérence qui déculpabiliseront les pires cancres.En une centaine de questions-réponses, il explique l'origine de chaque difficulté et raconte la folle épopée d'une orthographe que le monde entier nous envie...

  • Ils ont été pharaons, empereurs romains, rois de France, croisés, missionnaires, conquérants, bâtisseurs de palais et de cathédrales, découvreurs de mondes nouveaux. Ils ont connu l'ivresse de la gloire, l'amertume de la défaite, ils ont peiné dans les travaux. Ils ont incarné l'aventure de l'Occident jusqu'aux extrémités de la terre, ils ont dû faire face à la barbarie, à la guerre, à la terreur et à la tyrannie totalitaires. De la profondeur de l'Égypte ancienne aux conflits qui ont ouvert le XXIe siècle, ils offrent la plus étonnante des galeries de portraits. Marc Aurèle y croise Christophe Colomb, Louis XVI, Honoré d'Estienne d'Orves ou Hélie de Saint Marc. Ils forment la compagnie des ombres, surgie du passé pour nous offrir un tête à tête. Un dialogue singulier avec les morts.
    L'histoire est trop souvent traitée comme un cadavre par des médecins légistes si attentifs aux organes qu'ils prélèvent sur le corps dont ils font l'autopsie que leur échappe son mystère, ce qui lui donnait sa vie même. Elle est, ailleurs, considérée comme le divertissement d'un jour, l'occasion d'une promenade sans enjeu. Les textes réunis ici comme en un recueil de nouvelles voudraient s'inscrire dans une autre tradition, celle d'une histoire méditative : une histoire tournée vers la recherche de ce qu'elle a à nous dire d'essentiel, de vital sur nous-même. Ils se proposent de convoquer les ombres du passé pour nous donner à contempler ce qui n'est pas mort avec elles. Nous doutons aujourd'hui que l'histoire puisse être maîtresse de vie : « magistra vitae », disait Cicéron. Nous voulons croire que nous n'avons plus rien à apprendre d'elle. Il nous manque d'avoir les yeux ouverts sur ce qui fait échapper ses protagonistes à leur condition mortelle ; ce qui leur donne leur part d'éternité.

  • À jour de la réforme des diplômes du travail social (DEES, DEASS, DEEJE, DECESF,  CAFERUIS, DEIS, CAFDES, licence, master) !
    On trouve dans ce livre Mémoire de pratique professionnelle en travail social :

    Toutes les étapes indispensables à la rédaction de votre mémoire
    Les attendus du jury et la méthode pour y répondre
    Comment se préparer à la soutenance orale
    Exemples de travaux préparatoires, de mémoires et de soutenances
    En complément, des ressources en ligne (bibliographie, sitologie et glossaire)

  • Une fable animalière qui raconte avec sagesse la force de la collectivité et de la détermination.

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