• La femme qui a tué les poissons et autres contes Nouv.

    « Parce qu'au début et au milieu je vais vous raconter des histoires sur les animaux que j'ai eus, pour vous montrer que je ne pourrais pas avoir tué les poissons autrement que sans le faire exprès. J'ai bon espoir qu'à la fin de ce livre vous me connaissiez mieux et que vous m'accordiez le pardon que je demande pour la mort de deux "tyrougets" - c'est comme ça qu'on les appelait à la maison, "tyrougets". » C. L.

  • Notre sang : discours et prophéties sur la politique sexuelle Nouv.

    Figure de proue du féminisme américain, Andrea Dworkin a été prise pour cible de la haine antiféministe. Le milieu de l'édition américaine lui reproche le manque de « féminité » de son écriture, directe et sans compromis, qui choque et décille les consciences. Pour survivre, elle se tourne vers l'art oratoire et se déplace de campus en associations, où elle suscite l'admiration, la colère et le débat. Publié en 1976 aux États-Unis, enrichi en 1981 d'une nouvelle préface, ce recueil rassemble neuf de ses discours. L'autrice y aborde des problématiques aussi diverses que l'art, le rapport des filles à leur mère, la chasse aux sorcières, le lesbianisme, la non-violence et l'histoire « amérikaine ». Toutes visent le même objectif : un appel à la sororité afin de galvaniser les femmes dans la lutte contre la domination masculine, jusqu'à son abolition totale.

  • Correspondance Nouv.

    Après les éditions complètes des Nouvelles et des Chroniques, voici celle de la Correspondance de Clarice Lispector qui réunit pour la première fois en un seul volume près de 300 lettres, dont plus de 70 inédites, de l'une des plus grandes écrivaines de son temps. Elles parcourent
    quatre décennies (1940-1977) et offrent une vision d'ensemble de la vie privée et littéraire de Clarice Lispector.
    Dans ses lettres à sa famille et à ses amis, l'autrice exprime la quotidienneté d'une existence d'expatriée, d'épouse et de mère attentive... Il y a aussi les lettres adressées à un deuxième cercle, celui de ses amitiés littéraires. On découvrira ici un nombre conséquent de destinataires contemporains de Clarice Lispector, qui ont illustré la vie littéraire brésilienne très brillante de l'époque (João Cabral de Melo Neto, Fernando Sabino, ou encore Rubem Braga...). Enfin, il y a les lettres professionnelles, où on la voit se préoccuper du sort de ses oeuvres. Dans un registre encore plus intime que celui qu'elle emploie dans ses chroniques, c'est toujours la même finesse d'esprit, le même sens de l'humour et la même délicatesse qui laissent entrevoir l'être
    humain derrière ses chefs-d'oeuvre. En ce qu'il révèle de la personne qu'était Clarice Lispector, cet ouvrage vient compléter le cycle de publication de ses oeuvres par les éditions des femmes-Antoinette Fouque et constitue une pièce essentielle du puzzle claricien.

  • Au-delà de nos larmes Nouv.

    République démocratique du Congo (alors appelée Zaïre),
    1996. Une guerre éclate dans les hauts plateaux de l'Est du
    pays, voisin du Rwanda. La population bascule brutalement
    dans l'horreur, un cauchemar incessant, fait de conflits armés successifs depuis près de trois décennies. Les habitants, dans leurs villages et sur les routes, subissent frontalement le choc des violences de toutes sortes perpétrées par des rebelles, insurgés de l'armée, militaires, policiers, voleurs..., hommes ivres du pouvoir et de la puissance que leur donnent les armes. Parmi les exactions : les viols et mutilations sexuelles, au pouvoir de destruction ravageur, aggravé pour de nombreuses victimes par une obligation au silence. Mais Tatiana Mukanire parle, en son
    propre nom et au nom d'autres femmes victimes.

    « Nous avons en nous cette envie de vivre. Nous l'avons prouvé en nous battant pour notre survie, en nous accrochant à la vie. Nous avons été esclaves sexuelles, nous avons été enterrées vivantes quand nous ne pouvions plus satisfaire les besoins de nos ravisseurs. Nous avons été
    ligotées à un arbre au fond de la forêt. Nous avons été violées presque chaque heure. Nous avons perdu connaissance. Plusieurs fois, nous nous sommes crues mortes, mais au fond de nous subsistait l'espoir de
    respirer à nouveau et de revivre. » T. M. B.

  • Prêt à vous amusez avec votre nourriture ?
    Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le pastique et son recyclage, apprenez à lire le tableau périodique des éléments, faites
    des expériences avec des fusées au soda et bien plus encore !
    Devenez un scientifique de la cuisine en étudiant la glace, en faisant germer des cristaux de sucre et en posant des
    questions sur les acides présents dans les aliments et les boissons de tous les jours ! Ce petit livre utilise la science
    appliquée pour une approche amusante et interactive de l'apprentissage pour toute la famille.

  • Prêt à vous amusez avec votre nourriture ?
    Découvrez comment on peut créer de l'électricité, apprenez le fonctionnement interne des atomes et réalisez des expériences en faisant des vagues, etc. Devenez un scientifique de la cuisine en appréhendant les gaz à l'aide d'une montgolfière artisanale, en utilisant la lumière pour recréer un arc-en-ciel et en maîtrisant l'élan avec des modèles réduits de voitures !! Ce petit livre utilise la science appliquée pour une approche amusante et interactive de l'apprentissage pour toute la famille.

  • Si le « moment 68 » a constitué une grille de lecture à l'origine de l'image mythique du « jeune engagé », les mobilisations actuelles de la jeunesse revêtent des formes différentes, entre incertitudes futures et luttes au présent.
    Dans un contexte de mondialisation mais aussi d'institutionnalisation des actions, les Printemps arabes, les mobilisations LGBTQI+ et les luttes intersectionnelles, les mouvements Youth for Climate ou Anonymous..., témoignent d'une dynamique plurielle.
    Au travers de nombreux exemples, Valérie Becquet et Paulo Stuppio en analysent les ressorts et dressent ainsi une géo-politique de la jeunesse d'aujourd'hui.

  • Des classes dangereuses à l'ennemi intérieur : capitalisme, immigrations, racisme Nouv.

    «L'"immigré" fonctionne [...] comme un extraordinaire analyseur des régions les plus obscures de l'inconscient.» C'est par cette citation de Pierre Bourdieu que s'ouvre ce livre, aboutissement de plusieurs dizaines d'années de recherches et de militantisme.
    Tout au long d'une traversée intellectuelle où sont évoqués la conquête des Amériques et les théories raciales du 19e siècle, mais aussi les violences policières contemporaines et le capitalisme colonial, les premières immigrations européennes en France au 19e siècle mais également l'islamophobie actuelle ou encore la guerre d'Algérie, on lira une pensée puissante, qui se déploie et fait émerger une réflexion singulière et des perspectives politiques sur les problématiques qui agitent nos sociétés.
    Saïd Bouamama propose une large réflexion historique et politique sur les liens entre racisme, immigrations et capitalisme, et fournit ainsi un arsenal théorique à tous ceux intéressés au démantèlement de ce système.

  • En 1938, une maison d'édition américaine, Harper and Brothers, suggère à Trotsky d'écrire une biographie de Staline. Lorsque Trotsky est assassiné, en août?1940, il laisse cette biographie inachevée, mais l'essentiel a été écrit. Ce n'est ainsi qu'en 1946 que l'ouvrage paraît aux États-Unis et deux ans plus tard en français, aux éditions Bernard Grasset.
    Cependant, depuis, les multiples éditions françaises successives de cette biographie ont proposé des versions tronquées ou incomplètes. La nouvelle traduction présentée ici est notamment enrichie de plusieurs chapitres du manuscrit qui ne figuraient pas dans les éditions précédentes.
    Le Staline de Trotsky tente d'expliquer certains des événements les plus décisifs du 20e siècle, non seulement en termes économiques et sociaux, mais également par le parcours et la psychologie individuelle de l'un des protagonistes-clés de ce drame historique, Staline.
    Cette étude montre la manière dont le caractère particulier d'un individu, ses traits personnels et sa psychologie interagissent avec les grands événements. Par quels processus Staline a-t-il pu devenir un tyran et un monstre? Comment l'URSS a-t-elle pu trahir les idéaux d'émancipation nés de la révolution d'Octobre?
    S'appuyant sur une masse de matériaux soigneusement assemblés à partir de ses archives personnelles et de nombreuses autres sources, Trotsky apporte ses réponses à ces questions.

  • De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d'articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d'« idée la plus dangereuse du monde » à ceux qui décrivent ses opposants en « chimpanzés du futur ». Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n'est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine.

    Étant donnée la place croissante qu'il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s'impose. De l'apparition de l'idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d'aujourd'hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.

  • L'histoire du terrorisme, ancien comme contemporain, est empreinte de vengeances à l'origine de longs cycles de violence et de représailles. Loi du talion, prix du sang, humiliations, terrorisme d'État... la vengeance est partout présente, aussi bien dans les motivations des terroristes en justification de leurs actes que dans les réactions que leur violence provoque parmi leurs cibles.
    Pourtant, en tant qu'objet d'analyse, elle reste l'angle mort des études sur le terrorisme. « Radicalisation de l'islam », « islamisation de la radicalité », « nihilisme générationnel », contextes géopolitiques, ressentiments historiques... la vengeance reste en filigrane, comme si la mettre en exergue ou la reconnaître aux terroristes, comme ils s'en réclament, serait induire l'idée qu'une injustice a été perpétrée. Or, elle est une question centrale qu'il est essentiel de déchiffrer.

  • L'impact de l'humanité sur la planète a été profond. Avec le
    feu, la chasse intensive et l'agriculture, nous avons assisté
    à une accélération du changement climatique, une pollution
    généralisée, une accumulation de plastique, des invasions
    d'espèces et une extinction massive d'autres espèces. Autant de changements qui ont laissé une trace permanente dans les archives géologiques des roches.
    La proposition d'une nouvelle période géologique -
    l'Anthropocène - ne fait pas consensus, pourtant, elle s'est
    malgré tout imposée comme un nouveau récit puissant de la relation entre l'homme et la nature.
    Ce livre s'appuie sur les travaux de géologues, de géographes, de spécialistes de l'environnement, d'archéologues et de chercheurs en sciences humaines pour expliquer l'Anthropocène et ses implications plus larges.

  • Au nom du peuple ? idées reçues sur le populisme Nouv.

    Aujourd'hui, qui n'est pas populiste et qu'est-ce qui n'est pas
    populiste ? Dernièrement, le terme a pu être utilisé pour qualifier aussi bien Éric Zemmour, Vladimir Poutine, Didier Raoult, Emmanuel Macron que Podemos, les Gilets jaunes ou encore le Brexit. Mais ce terme est-il bien le plus adapté pour qualifier des individus ou des mouvements aussi différents ? Et à force de tout signifier... signifie-t-il encore quelque chose ?
    En déconstruisant les idées reçues liée s à ses innombrables usages, ce livre entend proposer un point de vue profondément renouvelé sur le « populisme ». Il revient sur la très grande élasticité et variabilité de la notion, décrypte ses définitions et ses conceptualisations et passe en revue ses multiples applications. Il démontre en définitive, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, que le populisme n'est pas forcément un concept pertinent. Il peut obscurcir plus qu'éclairer, et renvoie moins à une réalité tangible qu'il n'existe à travers ses innombrables emplois.

  • Souvent réduite à sa seule dimension anecdotique et divertissante, l'alimentation est aussi une puissante arme de domination et de conquête. Élément de souveraineté, enjeu humanitaire, elle est, à chaque maillon de la chaîne, un outil géopolitique essentiel dans le contrôle des bouches et des esprits. Des recompositions contemporaines de nos systèmes alimentaires au rôle fondamental joué par une poignée d'entreprises mondialisées désormais hégémoniques, du soft power des chefs à cette FoodTech aujourd'hui sous le feu des projecteurs, le domaine alimentaire constitue un laboratoire à ciel ouvert pour comprendre et dessiner les évolutions actuelles comme futures de nos sociétés.
    Face à ces dynamiques globalisantes, des contre-pouvoirs émergent néanmoins qui se veulent des alternatives au modèle dominant. Bio, circuits courts, nouvelles technologies, les initiatives sont multiples, protéiformes, parfois opposées, mais s'accordent toutes sur un point, celui de considérer l'alimentation comme un élément fondamental du jeu (géo)politique mondial.

  • « Les Vikings étaient de redoutables barbares », « On ne sait rien d'eux », « Ils naviguaient sur des drakkars », « C'étaient de féroces païens », « Ils sont partis d'Islande pour découvrir l'Amérique », « Ils ont sillonné toutes les mers », « Ils sont apparus et ont disparu comme par enchantement »... Régis Boyer dévoile dans cet ouvrage la richesse d'une civilisation méconnue, souvent réduite
    quelques clichés.

  • « Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? » En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les activistes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment, chacune à leur niveau, seules ou en groupe, elles avaient les moyens de faire évoluer la société.

    Ce livre se présente comme une boîte à outils inspirée des techniques d'activisme féministe du monde entier.
    À mettre entre toutes les mains, de 12 à 121 ans.

  • LA PASSION SELON G.H.
    (1964 et 1978 pour la première édition française)

    "La Passion selon G.H." est un classique incontournable de la littérature brésilienne contemporaine, dont l'intrigue repose sur quelques éléments à peine : un évènement apparemment banal fait irruption dans le cours habituel des jours et provoque un séisme intérieur foudroyant. G.H., une artiste vivant à Copacabana, quartier chic de la ville de Rio de Janeiro, pénètre pour la nettoyer dans la chambre de l'employée de maison à la suite de son départ. La pièce est impeccable mais elle y découvre dans un placard une énorme blatte qu'en vain elle tente d'écraser d'un coup de porte. Face à l'insecte agonisant, G.H. plonge dans une crise existentielle qui la mènera par strates successives jusqu'aux confins de la Création, par-delà les limbes du langage et de l'inconscient. Ce voyage immobile constitue sans doute l'une des pages les plus saisissantes de la littérature du xxe siècle.

    L'HEURE DE L'ÉTOILE
    (1977 et 1985 pour la première édition française)

    Ici, c'est un homme qui est habité par une jeune fille, venue de la misère du Nord-Est brésilien, à Rio, où elle mourra. Et il est tout occupé d'elle : écrire sa vie, sa mort doit le délivrer, lui qui a échappé au sort sans futur qu'elle subit. Il l'aime, comme on aime ce qu'on a craint de devenir... S'il avoue être le personnage le plus important des sept que comporte son histoire, il ne dit rien de celui dont la présence s'impose progressivement dans ces pages : la mort qui efface le feu scintillant et fugace de "L'Heure de l'étoile", l'heure à laquelle celle qui meurt devient, pour un instant, l'étoile de sa propre vie, désormais réalisée.
    "L'Heure de l'étoile", dernier livre de Clarice Lispector paru de son vivant, a également fait l'objet d'une adaptation au cinéma de Suzana Amaral en 1985.

    Coffret anniversaire, à l'occasion du centenaire de la naissance de Clarice Lispector, contenant :
    - La Passion selon G.H., dans une nouvelle traduction de Paulina Roitman et Didier Lamaison
    - L'Heure de l'étoile, traduit du portugais (Brésil) par Marguerite Wünscher et Sylvie Durastanti suivi d'une postface inédite de Paulo Gurgel Valente traduite du portugais (Brésil) par Didier Lamaison
    - Un livret illustré de photos et de fac-similés inédits de ses manuscrits

  • écrits politiques (1948-1965) Nouv.

    Paru pour la première fois en 2000 avec une préface de François Maspero et une introduction de René Gallissot, cette réédition bénéficie d'une nouvelle introduction de Bachir Ben Barka et de textes issus de conférences, articles, interviews et éditoriaux publiés dans le journal l'Istiqlal, dont Mehdi Ben Barka était le directeur.
    Les 26 textes sont présentés dans l'ordre chronologique de publication, rendant compte de l'évolution des problèmes auxquels la construction du Maroc indépendant et les processus de décolonisation ont été confrontés.
    Ils traitent aussi bien de l'enseignement, de l'agriculture, de l'économie que des relations ­franco-maghrébines.
    Les notes, la chronologie et l'index donnent des repères sûrs aux lectrices et lecteurs, rendant ­accessibles à un jeune public les questions - toujours ­actuelles - de l'époque.

  • Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des Recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth propose une nouvelle approche méthodologique du concept de matriarcat, revisitant ainsi l'histoire de l'humanité tout entière.
    Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal, apparu seulement vers 4 000-3 000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle montre que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur.

    Ces travaux, qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, sont aujourd'hui enfin disponibles en français.

  • « Je suis dix - ma force est décuplée - alors je retiens tout et j'observe par l'entrebâillement - c'est à ce moment-là que les mots arrivent - il faut juste leur obéir - c'est comme un torrent qui recouvre tout - les mêmes mots qui ont allumé le feu se transforment en torrent pour le contenir - vous voyez je le savais je ne dois pas en parler - ça vous inquiète » C. B.

    Librement inspirée par la vie d'Emily Dickinson (1830-1886), aujourd'hui considérée comme l'une des plus grandes poétesses anglo-saxonnes, La mélodie sans les paroles retrace le parcours d'une créatrice au XIXe siècle, en Amérique, alors que les femmes n'avaient pas encore le droit de vote et appartenaient corps et âme à leur mari. Consciente de son génie, elle va s'enfoncer dans la claustration et le silence.
    Autrice d'environ 1 800 poèmes et plus de 1 000 lettres, Emily Dickinson n'a pas été publiée de son vivant. Pourtant, son premier recueil connut immédiatement un succès phénoménal.

  • « J'ignore ce qu'est devenu le monde dont je me
    souviens.
    De ma mémoire je me méfie aussi. Est-ce bien la
    mienne ? Suis-je vraiment celle que je pense être à
    cause d'images, de détails, de sensations, revenus si
    soudainement dans le camp ? Est-ce une guérison
    ou encore une manifestation de la contamination ?
    Suis-je encore sous surveillance ? Il faudrait que je
    puisse parler avec celles et ceux qui n'ont pas eu la
    tête lessivée. Alors je saurais que le monde dont je
    me souviens est réellement le monde où j'ai vécu.
    Ma seule certitude est que je marche, je marche,
    je marche mais où ? » J.M.

  • À l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi-féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ?
    Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême droite, dans l'idéologie comme dans l'action.
    S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.

  • On est au début des années 1970. "La Malcastrée"
    raconte, en la faisant remonter à l'enfance, la maltraitance
    exercée par les institutions psychiatriques. Celle-ci
    est illustrée de manière saisissante par le sort d'enfants
    trisomiques que la narratrice est chargée d'attacher à
    leurs sièges toute la journée... Avant qu'elle ne retourne
    la situation en les détachant tous, libérant leurs mouvements au risque de sa propre vie. Ainsi se succèdent des moments-limites, traversés dans la souffrance et dans
    une solitude impitoyable. Au rythme d'une écriture pulsionnelle, l'autrice décrit les traitements chimiques destructeurs, les avortements forcés, l'abandon par l'homme aimé, l'interdit d'écrire. Et finalement l'expulsion, une forme douloureuse de libération, payée très cher par le
    suicide d'une compagne d'infortune. Emma Santos qualifie
    son deuxième livre de témoignage, « écrit avec beaucoup
    de rage et de révolte ».

  • Édition d'Ernesto Montequin

    « Mais ses péchés à elle
    étaient très différents,
    aussi différents que les personnes sont différentes.
    Sa mère, pure et joyeuse,
    son père sombre et sévère,
    sa cousine dévergondée et audacieuse,
    sa nourrice saine et dévote.
    Comment aurait-elle pu, dans cette liste
    de péchés arbitraires, trouver le sien,
    personnel et subtil,
    si opposé aux manières de ses proches. »
    S. O.

empty