Jean de La Guérivière

  • Entre la France et les trois pays - Vietnam, Laos, Cambodge -
    formant l'ancienne Indochine s'est construite, au fil des décennies,
    une histoire passionnelle sans équivalent comparable. La
    dure guerre française (1946-1954), puis celle - américaine -
    du Vietnam n'ont pas fait disparaître cette passion et en ont
    même, à l'heure du tourisme, ravivé la nostalgie. C'est l'histoire
    de cette passion française pour l'Indochine que raconte Jean
    de La Guérivière, ancien journaliste au Monde, journal pour
    lequel il couvrit les derniers moments de la guerre du Vietnam.
    Son récit ne se borne pas à la politique, loin s'en faut. Il
    englobe la culture militaire, les missions religieuses, le cinéma,
    la littérature de voyage et celle des romanciers «asiates». Il
    s'intéresse aux liens spécifiques tissés pendant plus d'un siècle
    entre ces sociétés lointaines et la France. Les femmes y occupent
    une place privilégiée. Au total, cette «somme» à la fois savoureuse
    et érudite rassemble l'essentiel de ce qu'il faut savoir si
    l'on veut comprendre la genèse et la persistance d'un véritable
    envoûtement.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Belgique vient de changer de roi tout en devenant un État fédéral. Créé en 1830, le royaume d’Albert II demeure marqué il est vrai par une singulière revanche des langues sur les fragiles constructions de la diplomatie du XIXe siècle. Paradoxalement, à l’heure où l’Europe des Douze lève les dernières barrières douanières, on s’aperçoit à Bruxelles, dans la capitale européenne elle-même, que les langues et les cultures qui en découlent demeurent des réalités fort difficiles à effacer. C’est ce que nous enseigne le singulier « cas » belge.

    Un cas notoirement méconnu. Écrit comme un récit de voyage, par le correspondant du Monde à Bruxelles, ce livre se propose de combler une lacune. Des « flamingants » d’Anvers aux « rattachistes » liégeois, en passant par les « belgicains » de Knokke-le-Zoute, on découvrira ici, dans sa diversité haute en couleur, un pays étonnant que menace aujourd’hui une partition pure et simple. L’affaire concerne les Français bien qu’ils ne l’imaginent.


  • Sommes-nous tous Africains, émigrés du « berceau de l'humanité » ? Qu'a été, ou qu'est toujours, la Françafrique ? Comment « l'Islam noir tolérant » a-t-il donné naissance au djihadisme au Sahel ? L'Internet et la téléphonie mobile révolutionnent-ils le quotidien africain ? Comment expliquer la percée de la Chine en Afrique ?

    Faire le tour d'un continent sept fois plus vaste que l'Union européenne en explorant son histoire, sa culture, ses évolutions sociales, économiques, politiques et géopolitiques, ses épreuves du passé - esclavage, colonisation, guerres - et ses promesses d'avenir, tel est le pari ambitieux de ce livre.

    L'exceptionnelle jeunesse de l'Afrique marque ses réalités contemporaines : 40 % de ses habitants ont moins de 15 ans. Le quasi-doublement de sa population d'ici à 2050 va décupler les défis comme les opportunités. L'Afrique trouvera-t-elle les moyens pour nourrir, loger, former et employer tous ses jeunes ?

    Le niveau de son développement, de sa stabilité politique et de son état sanitaire, le rythme de l'émigration ou sa contribution à la (dé-)pollution de la planète concernent plus que jamais l'Europe et le reste du monde. Voici 100 clés pour mieux comprendre les enjeux présents et futurs de la « jeune Afrique ».

  • Après l'indépendance des anciennes colonies, les relations entre l'Afrique et la France ont changé de nature mais, obscurément, elles demeurent plus fortes qu'on ne le croit. Il est vrai que l'aventure française en Afrique ne fut pas seulement affaire de conquêtes et de colonisation. La passion y eut sa part. Une passion si intense que, pendant plusieurs décennies, le continent noir continua d'occuper une place particulière dans l'imaginaire de l'ancienne «métropole». Qu'il s'agisse de la littérature, de l'art, de la mémoire militaire, de la tradition administrative ou de l'enseignement, l'Afrique fut et demeure inextricablement mêlée à l'histoire française. Pour le pire, quelquefois ; pour le meilleur, souvent.

    C'est ce prodigieux roman franco-africain, cette singulière «histoire d'une passion» qu'a reconstitué Jean de La Guérivière. Journaliste ayant longtemps sillonné l'Afrique, l'auteur a confronté ses impressions personnelles aux témoignages innombrables de ceux qui l'avaient précédé sur le terrain. Puisant dans la littérature, dans les documents et dans les archives de l'époque coloniale, questionnant les témoins d'ici et de là-bas, revisitant les principaux lieux, il évoque tous les aspects d'une extraordinaire aventure. Sans triomphalisme mais sans «repentance».

  • Un collège de pères jésuites dans les années 1950, quel concentré de vie! D'abord le désarroi, la séparation d'avec la famille, la solitude, les surprises des nuits en dortoir, la discipline de fer. Puis l'affirmation de soi face à des maîtres qui, pour être prêtres, n'en sont pas moins des hommes, avec leurs faiblesses. Chaque passage en classe supérieure exacerbe les passions. La crise des vocations oblige la Compagnie de Jésus à faire appel à d'étonnants laïcs. La rumeur du monde - Diên Biên Phu, le début de la guerre d'Algérie - brouille les repères et divise. Pour Olivier, le narrateur, une amitié particulière avec Serge vire à l'obsession des femmes. En classe de philo, la quête du plaisir n'empêche pas le doute métaphysique dans une ambiance mystique et sensuelle.

    Quand il quittera le collège, après avoir percé de vilains secrets, Olivier devra concilier la perte de la foi avec un attachement culturel et sentimental au catholicisme de son enfance.

    Ni règlement de comptes ni réhabilitation, ce roman est un vif témoignage sur le crépuscule des internats par lesquels passa une partie de la bourgeoisie française.


    Jean de La Guérivière, né en 1937, a publié un premier roman quand il était étudiant, puis, entré au service Étranger du quotidien Le Monde, il s'est consacré au journalisme. Il est l'auteur de cinq essais dans la collection "L'Histoire immédiate" du Seuil.

  • La tragédie yougoslave et les incertitudes de l’après-communisme ont ramené l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) au tout premier plan de l’actualité. Et cela, alors même que la fin de la guerre froide pouvait faire douter de sa survie. L’OTAN, à nouveau, inspire les éditorialistes. Mais qui connaît vraiment ce qu’il y a derrière ce sigle ? Que représente, au juste, cette organisation chargée de la défense de l’Europe ? Écrit par un journaliste accrédité, ce petit livre entend rompre délibérément avec la « langue de bois » et les abstractions abusives. Avec clarté et précision, il veut donner à voir.

    Des salles les mieux gardées du siège de l’Alliance aux portes du « Bunker » du SHAPE, on y rencontrera des diplomates surmenés par les dernières crises et des généraux retranchés derrière des secrets qu’ils consentent parfois à lever partiellement. Les questions, quant à elles, ne sont pas subalternes. Quelle attitude adopter à l’égard des peuples affranchis du communisme ? Comment se prépare à affronter de « nouveaux risques » dans un monde toujours dangereux ? Ces pages montrent comment se déroule, concrètement, le débat. A coup sûr, on n’avait encore jamais raconté l’OTAN de cette façon.

  • Depuis plus d'un siècle, les Français entretiennent avec le Maghreb des
    relations particulières et passionnelles. Cette longue aventure franco-maghrébine
    aura toujours mêlé l'amour et la violence, la fascination
    réciproque, l'injustice, la domination et d'inexpiables conflits. Son origine
    remonte au XIXe siècle. À l'époque de la conquête, des anciens ports
    barbaresques jusqu'aux confins sahariens, l'aventure coloniale attendait
    militaires, religieux, colons et artistes à seulement deux jours de bateau
    des ports français de Méditerranée. Avec les protectorats marocain et
    tunisien, deux monarchies aux rites séculaires encadrèrent bientôt les
    jeunes départements que la République décida de créer en Algérie.
    Exotisme oriental et volonté d'intégration se combinèrent dans
    l'«Algérie française». Bien des Français partis de la «métropole» pour
    une autre vie avaient cru que «le meilleur côté de la Méditerranée» se
    trouvait entre Tanger et Tunis. Amère ironie ! leurs déboires après
    l'indépendance conduisent beaucoup de Maghrébins à penser le
    contraire. Tourisme et immigration, francophonie d'Afrique du Nord et
    «islam républicain» en France, tout se mêle et s'entrechoque dans cette
    histoire.

    C'est cette prodigieuse et cruelle aventure que raconte ici Jean de La
    Guérivière, journaliste qui connaît bien l'Afrique du Nord. À égale
    distance de la nostalgie et de la repentance, son livre conjugue souvenirs
    de lectures et impressions de reportage, personnages emblématiques et
    lieux mythiques, rappels historiques et réflexions sur l'actualité. Dans
    son va-et-vient entre les deux rives de la Méditerranée, entre le passé et
    le présent, ce grand récit s'écarte de la froide géopolitique pour redonner
    toute leur place à l'imaginaire et à l'affectif.

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