Herbert George Wells

  • "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

  • "Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps."

  • L'Homme invisible est un roman de science-fiction de H. G. Wells, publié en 1897.
    Présentation
    | Après quinze ans de recherches ruineuses, l'albinos Griffin invente une formule scientifique permettant de devenir invisible. Ayant réussi une expérience sur le chat de sa voisine, le savant décide d'expérimenter la formule sur lui-même, notamment pour fuir ses créanciers, avant de déclencher un incendie visant à effacer ses traces.
    Néanmoins, Griffin supporte fort difficilement les nombreux inconvénients générés par son invisibilité.
    D'un naturel caractériel et misanthrope, en butte à mille difficultés matérielles l'empêchant de poursuivre ses expérimentations, il sombre progressivement dans la démence...|
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  • « Je suis un pacifiste extrême, je hais jouer au soldat. » En août 1916, à 50 ans, Herbert George Wells part pourtant faire « le tour du Front ». Comme la majorité des grands écrivains britanniques - Rudyard Kipling, Sir Arthur Conan Doyle, Ford Madox Ford -, il a répondu à l'appel du War Propaganda Bureau créé dans les premières semaines de la guerre et chargé de la manipulation de l'opinion. « Ainsi nous passons, la plupart du temps en automobiles qui bondissent sur les routes de la guerre, comme un nuage de témoins, chacun témoignant à sa propre manière », écrit-il dans La Guerre et l'Avenir, livre qui n'avait pas été réédité depuis sa première publication à la fin de 1916. Le périple guerrier du grand écrivain britannique débute par l'Italie et le terrible front de l'Isonzo avec ses âpres combats de montagnes. Puis c'est la France, dévastée, avec ses villages « qui ne sont plus que des déserts de trous d'obus ». Écrivain politique fasciné par le progrès technique, inventeur de la science fiction (La Machine à remonter le temps, La Guerre des mondes, L'Homme invisible), H. G. Wells livre un récit de reporter de guerre où se mêlent portraits de guerriers, ravages des batailles, mais aussi armes futuristes et visions d'avenir sur l'organisation du monde, quand le fracas des armes aura cessé. Mais de ces pérégrinations sur les barrières de feu, de ce tour du front, Wells rapporte aussi des digressions étonnamment prémonitoires. Entre les lignes, c'est le siècle des génocides que cet auteur prolifique annonce.

    Traduction de l'anglais par Cecil George-Bazile.
    Préface d'Olivier Weber.

  • Senna atmosfera gospody lezacej na prowincji Anglii zostaje zaburzona pojawieniem sie tajemniczego mezczyzny. Ma ciemne okulary i zabandazowana glowe, co kaze wla´scicielom gospody przypuszcza´c, ze zostal dotkliwie poparzony. Go´s´c wynajmuje bezterminowo jeden z pokoi. Dopóki oplaty uiszczane sa na czas, gospodarze zachowuja dyskrecje, ignorujac ekscentrycznego mezczyzne. Problem pojawia sie, gdy pieniedzy zaczyna brakowa´c. Wierzyciele dostaja sie do pokoju, w którym mezczyzna urzadzil zadziwiajace laboratorium. Na tym jednak nie koniec zlowrogich wydarze´n. Lokator niespodziewanie znika. Okazuje sie, ze jest niewidzialny.
    Utwór Wellsa trudno jednoznacznie sklasyfikowa´c. Fantastyka, w której jednak nie brak zarówno elementów grozy, jak i slapstickowego humoru - taka definicja wydaje sie by´c najbardziej satysfakcjonujaca. Mroczny klimat tworzy to nie tylko zlowroga tajemnica, lecz takze pesymistyczna historia kogo´s, kto jest w stanie po´swieci´c czlowiecze´nstwo dla zysków wyplywajacych ze zlowrogich eksperymentów.

  • le Pays des Aveugles (titre original en anglais : The Country of the Blind ) est une nouvelle de Herbert George Wells Dickens, parue en 1904.
    Extrait
    | À plus de trois cents milles du Chimborazo, à une centaine de milles des neiges du Cotopaxi, dans la région la plus déserte des Andes équatoriales, s'étend la mystérieuse vallée : le Pays des Aveugles.
    Il y a fort longtemps, cette vallée était suffisamment accessible pour que des gens, en franchissant d'effroyables gorges et un glacier périlleux, parvinssent jusqu'à ses pâturages ; et, en effet, quelques familles de métis péruviens s'y réfugièrent, fuyant la cruauté et la tyrannie de leurs maîtres espagnols...|
    |Wikipédia|

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