Benjamin Legrand

  • Dans un futur proche, des militaires français sont envoyés dans l'Est africain, en plein désert. Dans quel but ? Officiellement, pour protéger le chantier de reconstruction d'un pont. Une " mission d'interposition ", pour reprendre les termes de l'état-major. S'interposer, d'accord, mais entre qui et qui ? Mystère.
    Face à la ville d'Al-Jannah, à moitié en ruine, les hommes du colonel Rivelain (dont l'inoubliable lieutenant Devarrieux, Sammy le fan de Dylan, Kevin 1 et Kevin 2, car des beaufs, il en faut) montent un camp. Sous un soleil de plomb, l'attente s'installe, pénible, épuisante. Lumière aveuglante, soif continuelle, chaleur suffocante, la troupe s'enfonce dans une sorte de mirage collectif et suicidaire... dont l'extrait soudain un redoutable sniper. Son objectif ? Tuer un soldat par jour. Parfois deux, si l'occasion se présente. Pour quelle revanche ? Mystère encore.
    Jusqu'à ce que, au terme de plusieurs semaines d'angoisse et de mort, la raison de la présence française se dévoile soudain, pour le plus grand malheur des militaires.
    Après le brillant et cocasse Cul des anges (Seuil, 2010, et Points, 2011), ce nouveau roman noir de Benjamin Legrand démonte les enjeux des guerres du futur. On pense au Désert des Tartares, à Philip K. Dick et à Jodorowsky, mais aussi aux guerres d'Irak et d'Afghanistan. Comme le chantait Bob Dylan, "We're living in a political world, love don't have any place. We're living in times where men commit crimes, and crime don't have a face.

  • Que serait la vie sans le hasard des rencontres ? De ces coïncidences qui jettent les êtres les uns contre les autres, pêle-mêle, quelles que soient les origines et les motivations de chacun ? Autrement dit, quels liens peuvent donc unir un tueur à gages en mission, un géant noir à la gorge tranchée, une physionomiste devenue chanteuse de rock, un papy flingueur pas tout à fait rangé des voitures, un Gurkha réchappé de l'enfer, une cambrioleuse à la beauté fatale et une bonne dizaine d'autres personnages aussi dangereux que vindicatifs ?
    Les liens du sang, évidemment. Mais aussi ceux de l'amour fou, de la quête de l'innocence perdue, sur fond de baie des Anges. Et bien sûr le désir de vengeance, ce fidèle compagnon, qui lui ne doit rien au hasard.
    Un roman noir surprenant, d'une effroyable cocasserie.
    Écrivain, scénariste et traducteur, Benjamin Legrand signe avec Le Cul des anges son neuvième roman.

  • Pour ceux qui ne connaîtraient pas Adèle Blanc-Sec, voici l'occasion de découvrir ce personnage mystérieux de la Belle Époque, femme moderne avant la lettre, et justement écrivain, journaliste et aventurière. Pour ceux qui la connaissent, gageons qu'ils retrouveront avec plaisir l'atmosphère pleine d'étrangeté, de suspense et d'un grain de folie qui baigne ses aventures. Dans cet ouvrage, Paris est face à la terrifiante présence d'un ptérodactyle, né d'un oeuf du muséum d'Histoire naturelle grâce aux curieux pouvoirs psychiques du professeur Espérandieu. Croyant pouvoir contrôler ce reptile vieux de 135 millions d'années, le vieux savant a réveillé un monstre qui a déjà tué... Et la police est sur ses traces... Alors que son éditeur la croit au Pérou, et ignorant tout de cette dramatique situation, Adèle Blanc-Sec est en Égypte, encadrée de malfrats qui ne rêvent que de la trahir pour s'emparer d'un fabuleux trésor. Or notre héroïne, elle, ne rêve que d'emporter une momie, qu'elle espère réveiller ! Mais dans quel but secret ? De plus, le très infâme professeur Dieuleveut surprend Adèle dans ce tombeau millénaire et s'apprête à la faire disparaître... Adèle réussira-t-elle à se sortir de ce piège mortel et à regagner Paris pour accomplir la mystérieuse mission qui l'obsède ?

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